Cf. plus loin le mythe de Sùryà
5. Voir Grassmann, s. v. Elle Testa Indra aux vers III, 42, 5; X, 96, 8, et à Indra et Vàyu au vers 1, 2, 5.
6. Mon interprétation de vùjini^ que je maintiendrais naturellement pour le dérivé vâjinivaU appliqué une fois aux Açvins, I, 120, iO, une fois à leur char, VII, 69, 1, et partout ailleurs à Taurore^ diffère peu de celle de M. Grassmann c riche présent n, que je précise seulement d*une manière conforme, ce me semble, à l'esprit de la mythologie védique. Dans le composé 7>yiyd-v(ut2, la quantité de Va final du premier terme pourrait s^expliquer par un simple allongement. Toutefois, le rapprochement de vàjinUvasû^ du composé de sens plus abstrait çacUvnsû « qui ont pour richesse leur puissance ou leur aide t, I, 139, 5; VII, 74, 1, de manâ-vasû et surtout de viçpald-vatû et sûryà'vasû qui seront étudiés plus bas (p. 489), est en faveur de mon interprétation. On verra même que celui de sûryâvasû peut passer pour décisif» Sùryà étant une fois désignée par le vaoX. jenyâ^ I, 119, 5. Ce mot, qu^l que soit son sens exact (MM. Roth et Grassmann se sont arrêtés à celui de (( noble t) est, au masculin, presque exclusivement appliqué à Agui, 1, 71,4 ; 128, 7; 140, 2; 146, 5; II, 18, 2; V, 1, 5; X, 4, 8, ou à Soma, IX, 86, 36 (X, 61, 24, à Tun ou à l'autre, 1, 130, 6 à un cheval, VI, 42, 4 est obscur);
cr qui ont la vache pour richesse ». Citons encore, aux vers 9-11 de l'hymne X, 40 aux Açvins, des spéculations, déjà relevées dans une autre partie de ce livre, sur la mère qui nait en même temps que son fils S et sur le « jeune homme qui séjourne dans le sein de la jeune femme ' ».
On sait que la vache, ou plus généralement la femelle mythique*, peut représenter tour à tour ou à la fois l'aurore, la nuée, la parole sacrée. Nous avons déjà constaté l'étroite union des Açvins avec l'aurore et leur action sur les eaux du ciel. Il rie sera pas inutile maintenant, de même que nous avons donné une première indication de leurs rapports avec le feu et le breuvage du sacrifice, de passer en revue celles des formules qui leur sont consacrées où la prière joue un rôle plus ou moins important.
On sait déjà que les prières ont sur les Açvins une action analogue à celle qu'elles exercent sur Indra : elles les fortifient*. L'idée que les prêtres ébranlent, VIII, 9, 9; 42, 4, les Açvins, les mettent en mouvement avec leurs prières, amène l'assimilation de ces prières à des chars ou à des chevaux qui les traînent ainsi qu'Indra^. C*est ainsi que nous avons interprété ^ la fabrication d'un char pour les Açvins parles trois /îibhus, I, 20, 3; 161, 3 et 6; X, 39, 12. Dans un autre ordre d'idées, l'hymne est comparé à une jeune femme, et les Açvins à deux jeunes hommes qui reçoivent ses caresses, VIII, 35, 5. Le vers X, 39, 14, où les fidèles, en donnant l'hymne aux Açvins comme une épouse à un homme, implorent d'eux un descendant qui soit « comme leur propre fils », rappelle
aa féminin, il désigne, outre Sûryâ, la vache mythique, III, 31, 11; au neutre enfin, et combiué avec le substantif vafii, richesse, il désigne encore certainement, au vers VIII, 90, 6, Agni ou Soma, et peut-être, au vers II, 5, 1, la vache céleste.