Voir m, p
3. Cf. le taureau çaradvat (cf. Tépithéte çûradi^ p. 311) des Açyins qui verse la liqueur à flots, J, 181, 6.
fois, dans la légende des Açvins, des personnages femelles. La vache, tout d'abord, y joue un rôle comme dans celle d'Indra, et, quoique l'action des Açvins s'étende naturellement, comme celle d'Indra, aux vaches vulgaires, I, 120, 8, c'est vraisemblablement de la vache céleste, ou, plus généralement, de la vache symbolique^ qu'il s'agit, dans les passages suivants : VI, 63, 8. a Remplissez pour nous la vache d'un liquide inépuisable. » — VII, 68, 9. « Que la vache le nourrisse (le poète) de son lait ». — I, 112, 3. « Vous remplissez, ô héros ! la vache stérile K » La formule « Vous avez mis le lait cuit dans la vache crue », I, 180, 3, a certainement une valeur mythique ^.
Le vers V, 73, 8, nous montre les Açvins suivis d'une femelle « gonflée » c'est-à-dire d'une vache bonne laitière. Anvers I, 119, 2, la femelle est désignée par un nom qui ne se retrouve pas ailleurs, mais qui doit signifier <c la vigoureuse», ûrjàni: cette femelle monte sur leur char^. Il faut signaler tout particulièrement les épithètes vàjinU « vasû et jenyâ'Vasù^ appliquées, la première presque exclusivement aux Açvins ^, la seconde, qui ne se rencontre que dans deux passages, une fois aux Açvins, VII, 74, 3, et une fois à Indra et Agni, VIII, 38, 7. Le premier terme de chacun de ces composés désigne la vache mythique ou symbolique^, en sorte qu'ils peuvent se traduire l'un et l'autre
1. La faveur des Açvins, comme ceUe d'Indra et des autres dieux, esl com« parée à une vache, VIII, 22, 4.
1. Nous retrouverons cette dernière formule dans le mythe de Çayu.