Rapprochés, I
4. Les Açvins lui ont apporté la richesse, I, 47, 6, Cf. I, 112, 19. Toutefois, le mot swiâs pourrait être pris aussi simplement dans son sens étymologique de A libéral ». Cf. le comparatif sudâstara^ I, 18i, 1, et voir aussi p. 861.
5. Voir dans les notes, p. 300 et suivantes, l'indication des passages oii ils figurent comme protégés des Açvins. De Sahadeva, protégé d'Indra, rapprochez encore Sàhadevja, son fils ou son descendant, protégé des Açvins, IV, 15, 7-9.
6. Peut-ôtie pourrait-on chercher Texplication du nom de Çaryâta dans des formules qui seront expliquées plus bas, p. 452 et note 4, où entrent les mots çarya, I, 119, 10, çanjâ, X, 61, 3, çArî, I, 112, 16 « flèches », désignant à la fois les rayons du soleil et les maius occupées à distiller le Soma céleste . ,
7. Les deux noms forment un couple qui parait indissoluble, puisque, dans
Bergaignr. La Religion védique, II. 29
Le nom d'un autre protégé des Açvins, VIII, 22, 10, Babhru*, signifiant « rouge brun», est bien connu comme épithèle d*Agni et surtout de Soma*. Le composé babhrudkûia «secoué par Babhru», appliqué comme épithète aux Somas, V, 30, 11, semble prouver, il est vrai, que Babhru est bien réellement considéré comme un prêtre : mais ce ne serait pas une raison de nier qu'il ait pu être primitivement un représentant de Soma lui-même. Mandhâtri, I, 112, 13, qui a été en outre protégé par Agni, VIII, 39, 8, porte un nom qui est, au vers Vin, 40, 12, rapproché de celui d'Awgiras, et au vers X, 2, 2, attribué directement à Agni. Patharvan, I, 112, 17, est simplement comparé à Agni.
Les noms de Kriça et de Vatsa peuvent fournir un nouvel argument d'analogie en faveur, sinon d'une identification précise à Agni ou à Soma, a u moins d'une interprétation mythique des difi'érents personnages secourus par les Açvins et par Indra. En efi*et, à ne consulter que le vers Vâl., 11,3, et surtout le vers Vâl., 6, 2, le mot kriça semble jouer le rôle d'un nom propre désignant un favori, ici d'Indra, là d'Indra et Varuna. Mais les vers déjà cités de deux hymnes aux Açvins, X, 40, 8, « Vous protégez celui qui est amaigri, kviça, la veuve^ etc. » et surtout X, 39, 3, « Vous êtes les médecins de l'aveugle, de celui qui est amaigri », prouvent bien que Kriça n'est qu'un symbole, et non un personnage réel. Je n'oserais nier avec autant d'assurance l'existence d'un rishi nommé Vatsa. Cependant il faut remarquer que ce nom figure principalement dans une formule consacrée « Vatsa vous a fortifiés avec rfes chants », VIII, 8, 8 ; 15 et 19, dont les autres passages renfermant le même nom semblent n'être, pour la plupart, que des variantes, VIII, 6, 1 ; 8, 11 ; 9, 6; 11,7. De plus, Vatsa est mis en parallèle^ avec des personnages certainement mythiques, Vimada, VIII, 9, 15, et Kâyva (Uçanâs), VIII,8, 11. Enfin le nom de Vatsa se rencontre encore
UQ autre passage, IX, 58, 3, ils sont tous les deux ccnstruiis au duel par application de la loi constatée plus haut (p. 116). Le premier toatefoii y figure sous une autre forme, dhvasra ; cette variation de forme s^ezplique parfaitement dans Thypothëse d'une épithète transformée en nom mjtho* logique. Le couple aurait-il désigné Agoi et Soma?
1. Cest peutnàtre aussi de lui qu'il s'agit au vers 14 de Thymne Y, 30 à Indra.