‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 280 sur 335 · I, p. 201 et su'vau'eâ · texte numérisé non relu

I, p. 201 et su'vau'eâ

(5. Il est clair qu'il pourrait représenter aussi Agni. Celu--c', daus le vers III, 29, 0, est comparé non seulement à un cheval, mais, à ce qu'il semble, au cheval donné par les Açvins.

outre dans les vers V, 52, 1 ; 61, 5; 81, 5, Cyâvâçva « celui qui a un cheval noir » *.

Du «piéton »,de celui « qui a un mauvais cheval », de celui a qui a un cheval noir », il faut encore rapprocher « celui qui n'a pas de cheval », Vyaçva. Le dernier passe pour le chef d'une race désignée par le pluriel de son nom, VIII, 24, 28 et 29, et dont un ou plusieurs membres reçoivent le patronymique t;atyâ[pi?a,.VIII, 23, 24 ; 24, 23; 26, 11. Le mot vyaeoa a fourni uae formule vj/acvat'a^ « comme Vyaçva », ou « comme chez Vyaçva », analogue à tant d'autres qui sont destinées à rappeler la piété des anciens sacrificateurs et la façon dont les dieux Tout récompensée. Elle nous présente Vyaçva comme un adorateur et un protégé d'Agni, VIII, 23, 23, cf. 16, de Soma, IX, 65, 7, d'Indra VIII, 24,22, et enfin des Açvins, VIII, 26, 9, qu'il a invoqués VIII, 9, 10, et qui l'ont secouru, I, 112, 15.

Nous aurons à étudier ailleurs* le personnage de jRijrâçva, « qui a des chevaux sombres », et celui de Saptavadhri ^, « qui a sept (chevaux) hongres ». Au nom de ce dernier il faut comparer celui de Vadhryaçva, qui, malgré son accentuations doit être possessif et signifier pareillement << qui a un cheval ou des chevaux hongres ».

Vadhryaçva ne figure pas dans la légende des Açvins, et Cyâvâçva, Vyaçva, iîijrâçva et Saptavadhri ne se rattachent plus au mythe du cheval que par leur nom même. Il m'a paru intéressant toutefois de rapprocher ces noms de celui de Pedu^ et légitime de chercher à expliquer, les uns par les autres, des personnages de noms équivalents. Or nous verrons que /îijrâçva et Saptavadhri sont des héros incontestablement mythiques et paraissant représenter Agni ou Soma.

SiPedu représentait Soma, il serait donc originairement identique au cheval que les Açvins lui amènent. Cette conséquence n'est pas un objection contre notre double interprétation. Au contraire, le mythe du Soma porté par le

1. Çyâvdçva paraît ôire un personnage réel, V, 62, 1; VIII, 36,7; 37, 7. Mais le nom iVua personnage réel peut très bien être d'origine mythique. S. III, p. 5 et suivantes.

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