Il est oxyton. Sur ce personnage, voir plus haut, p
5. Cf. encore les passages X, 39, 3; 1, 112, 12, qui, sans renfermer de nom propre, paraissent se rapporter à notre mythe : les Açvins aident 9 celui qui n*e8t pas rapide » et font avancer le char « qui est sans chevaux ».
cheval-Soma rappellerait celui du Soma porté par un oiseau qui ne représente également à l'origine que Soma lui-même. L'analogie serait plus grande encore si le cheval de Pedu devait être identifié au cheval « volant » qui est mentionné au vers 2 de l'hymne I, 180 aux Açvins. Cette citation, du reste, suggère un rapprochement bien plus important, celui des chevaux ailés avec lesquels les Açvins opèrent, comme nous le verrons* le sauvetage de Bhujyu, c'est-à-dire d'an personnage dont l'identité primitive avec Soma sera prouvée par des arguments directs ^. Mais voici une dernière citation qui me paraît décisive. On sait que l'oiseau qui emportait le Soma a été blessé par l'archer Kriçânu^; or nous trouvons une mention expresse de ce mythe dans le passage suivant, où l'oiseau est remplacé par le cheval, et où les Açvins, divinités essentiellement pacifiques, semblent chercher à détourner parleurs hommages la flèche du gardien avare : I, 112, 21. « Vous honorez Kriçânu quand il lance (sa flèche), vous avez aidé le cheval du jeune (Soma) à courir. »
On peut encore rapprocher du cheval portant Soma celui dont il est question aux vers I, 116, 7; 117, 6: Les Açvins font couler cent cruches de liqueur de son sabot pris comme « tamis ».
Enfin, dans le mythe de Syûmaraçmi, c'est le cheval luimême qui est considéré comme le protégé des Açvins, I, 112, 16. A la vérité, Syûmaraçmi n'est pas donné expressément pour un cheval; mais so:i nom même, qui parait signifier « dont les rênes sont bien attachées », et surtout la formule du vers I, 112, 16 « Vous avez mis en mouvement les flèches pour Syûmaraçmi », nous invitent à l'identifier au cheval de Pedu (c qui s'élance au ciel par l'opération des flèches ». Que ce cheval soit ailleurs un sacrificateur chez lequel Indra boit le Soma, Vâl., 4, 2, il n'y a rien là qui puisse nous étonner : Ëtaça n'est-il pas aussi, tantôt un cheval, tantôt un sacrificateur?
Dadhikrâvan ou Dadhikrà est encore un cheval* mythique qu'il paraît naturel de rapprocher de Syûmaraçmi et du che-
2. Rebha, qui représente Soma comme Bhujyu (III, p. 20), est comparé avant sa délivrance à un cheval caché, I, 117, 4 : nouvel argument en faveur de ridentité de Soma et du cheval qui le porte.