Le mot est masculin en sanskrit
3. JLjCS foraelles souriantes sont les éclairs considérés comme femelles; elles peprésenlent le pbéaomèûe, tandis que le mâle est rélément. (Voir I, p. 10.)
6. Cf. encore le moi çijùva <( noir », qui paraît, au rers V, 61, 9, désigner un protégé des xMoruts^ et au vers VIII, 19, 37, un bienlaiteur du prêtre. 6. Voir p. 493. Le mot kvipa est lui-môme devenu nom propre.
Pour en revenir au nom de krishna, remarquons encore qu'un dérivé de ce nom , qu'on peut considérer comme un I)atronymique, krishniya, s'ajoute dans deux passages,!, 116, 23; 117, 7, au nom d un autre protégé des Açvins, Viçvaka. Celui-ci paraît surtout considéré comme un prêtre qui les loue, ibid.j et c'est le présent qu'ils lui font qui semble directement identifié à Soma. Les Açvins, en effet, donnent à Viçvaka, I, 117, 7, répandent ou délivrent pour lui, X, 65, 12, font reparaître comme une tête de bétail perdue, I, 116, 23, un Vishnàpù dont le nom signifie « qui se purifie chez Vishnu » * et désigne le Soma céleste préparé par ce dieu. Vishnâpû d'ailleurs est aussi considéré comme un protégé des Açvins, VIII, 75, 3 *, de même que Rebha est tantôt le présent de ces dieux, tantôt le rishi qu'ils protègent^. Mais je ne vois aucune raison de faire de lui, comme le veulent MM. Roth et Grassmann, un fils de Viçvaka Kvishniya.
On retrouvera encore la qualification de « noir » çyàva, appliquée au vers I, 117, 24, au fils de celle dont l'époux est impuissant^. Ce fils reçoit en même temps le nom de hiranyahasta « à la main d'or », et personne sans doute ne refusera de le reconnaître pour une personnification du soleil. Nous allons enfin voirie mythe du « noir» confondu avec celui de r « aveugle » dans la légende de KaHva.
L'importance du personnage de Kanva dans le /Îig-Veda dépasse de beaucoup celle du rôle particulier qu'il joue dans la légende des Açvins ; mais c'est daas cette légende que se rencontre le trait le plus saillant qui le caractérise en tant que héros mythologique, à savoir une cécité accidentelle et passagère.
Le mot kanva semble avoir gardé, jusqu'à présent, le secret de sa signification primitive. L'étyraologie en est obscure. Il parait n'être employé que comme nom propre, et désigne l'ancêtre d*une famille de /fishis à laquelle sont attribués un grand nombre d'hymnes du iîig-Veda, Mais M. Roth a déjà, et très justement, fait remarquer qu'il a dû être primitivement, comme celui d'A/igiras, un nom mythique qui a été transporté ensuite à une race humaine.