Identifié à Dadhikràvan. Voir ci-dessus, p
3. La traduction « préparé par les Kanvas» est tout à fait arbitraire.
4. Dans le vers I, 4G, 9, où les Âcvins sont invoqués à la seconde personne, on n'aiten 1 guère un vocaiil' du nom des Kanvas, et une correction qui consisterait uoiquemeut à accentuer Ja forme kanvâmh en ferait un nom des Somas, infiavah.
étiez de son hymne de louange. » Mais ce n*est pas pour nous une raison de douter que Kanva aveugle soit le soleil pendant la nuit, ou plus généralement Agni ou Soma caché. Le caractère mythologique de la cécité de Kanva est d'ailleurs mis hors de doute par les passages qui le représentent non plus aveugle, mais noir; le bienfait des Açvins consiste alors à lui donner « la brillante », ou à « faire gonfler pour lui le sein brilIant)),c*est-à-diresansdouteàIeréuniràraurore :1, 117,8. « Vous avez, ô Açvins, donné au noir, à Kanva, la brillante de la grande mer (? kshonasya) ; il faut louer cette œuvre de vous, ô mâles, que vous avez comblé de gloire le fils de Nrishad ». — X, 31, 11. « Et on dit que Kanva est le fils de Nrishad ; le noir, le fort, a reçu des richesses ; le sein brillant s'est gonflé pour le noir. . . »
Nous savons qu'une forme cachée d'Agni ou de Soma, qu'un personnage noir et nocturne peut aisément se changer en un démon. Kanva n'a pas échappé à cette transformation. Nous voyons au vers X, 61, 13, le fils de Nrishad rapproché de Çushna et assiégé par une troupe qui veut le «fendre» comme un démon véritable. Dans l'hymne II, 25, de l'Atharva-Veda, le nom même de Kanva désigne le démon. Le caractère équivoque de notre héros lui est commun avec Kutsa et d'autres personnages dans lesquels nous avons reconnu des personnifications d'Agni ou do Soma*.
Nous renvoyons à la quatrième partie de cet ouvrage, à cause du rôle qu'y joue (c le méchant père», le mythe de /ïijràçva*, autre aveugle à qui les Açvins ont rendu la vue comme à Kanva. On verra que Rebha^, dont l'étude est aussi différée pour la même raison, a peut-être reçu d'eux le même bienfait. Enfin nous croyons devoir rapprocher encore du personnage de Kanva celui de Dîrghatamas.
Dirghatamas passe pour l'auteur des hymnes I, 140-164 du /iig-Veda. Il est le fils d'Ucathya et de Mamatà, non seulement d'après les légendes étrangères au iîig-Veda, mais d'après l'hymne I, 158, où le métronymique màmaleya est joint immédiatement à son nom, au vers 6, tandis qu'il est désigné aux vers 1 et 4 par le patronymique aucatliya. Le nom d'ucathya a digne de louange » (cf. VIII, 46, 28) est peu significatif. Celui de mamald (plus tard a égoïsme ») Test déjà
I. Voir plus haut, p. 30G, 3i3, 837, 34*. i. III, p. 5 et suivantes.