‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 306 sur 335 · Voir I, p · texte numérisé non relu

Voir I, p

dans la légende de divers personnages mieux caractérises par d'autres traits, et que nous avons dû pour cette raison ranger sous d'autres chefs. Ainsi Dîrghatamas ^ vieilli, et « dans le dixième âge », est devenu le « cocher des eaux » I, 158, 6 ; cette, formule suggère l'idée du rajeunissement dans sa première partie, et équivaut à peu près dans la seconde au mythe du mariage avec les jeunes filles. La vie de Vandana^a été prolongée, et, disjoint en quelque sorte par la vieillesse, il a été, comme un char, remis en mouvement par les Açvins, I, 119, 6. Atri^ était « vieilli conformément à l'ordre (du monde) » ; les Açvins l'ont fait courir à son but comme un cheval, X, 143, 1 ; ils l'ont dénoué comme un nœud serré, ibid,, 2 : cette dernière expression n'est peut-être qu'une autre formule delà «sortie de l'enveloppe ». Atri, comme on Ta vu, reçoit alors Tépithête yavishiha « le plus jeune », exclusivement consacrée à Agni. Le vers I, 180, 5 fait mention de la vieillesse de Bhujyu * sans parler il est vrai de son rajeunissement. Enfin, il semble naturel de rapporter au mythe du mariage cette formule concernant Kanva : I, 117, 8. «Vous avez donné la brillante au noir. » Il faut encore signaler dans le même ordre d'idées la comparaison de /îijrâçva à un amant, 1, 117, 18^.

Le a rajeunissement » des personnages mythiques exprime la même idée que leur «naissance ». On peut donc rapprocher des personnages que les Açvins rajeunissent pour les marier le « petit ^» Vimada, I, 116, 1, auquel ils amènent également une épouse. Le nom de Vimada est celui d'une famille de prêtres et est employé au pluriel en ce sens, X, 23, 6. Au vers X, 20, 10, il paraît désigner un personnage réel, actuel, membre de cette famille', tandis que le vers X, 23, 7 « Que les liens d'amitié ne soient pas rompus entre nous, entre toi Indra et le rishi Vimada » fait sans doute allusion à

Page 1