Voir plus haut, p
3. Au vers I, 23, 16, elles sont en outre appelées leurs sœurs.
4. Nous verrons, dans la seconde partie, que ce nom a été donné à un
et représenté, au vers X,13,5, comme un « petit » accompagné des Maruts, pour lequel coulent les sept rivières, au vers VII, 95, 3, comme un jeune taureau qui croît au milieu de femmes divines qui ne peuvent être que les eaux. Le fils des eaux étant aussi leur époux, il n*est pas nécessaire de chercher une autre interprétation pour le mâle dont les rivières sont les épouses, V,42,12, pour l'époux honorable qu'Indra donne aux eaux, X,43,8, comme aux aurojes * , quand il les délivre de l'esclavage du démon.
L'oiseau divin qui est à la fois le fœtus des eaux et des plantes, et qui ne peut être par conséquent qu'Agni ou Soma, reçoit au vers 1,164,52, le nom de Sarasvat, auquel correspond le féminin Sarasvatî, nom de la rivière céleste par excellence *.
Un autre personnage divin, beaucoup plus important que Sarasvat, et célébré dans deux hymnes du /Îig-Voda, X,81 et 82, comme une sorte do dieu suprême, Viçvakarman, « celui qui a fait toutes choses », est aussi appelé le premier fœtus des eaux, X,82, 5 et 6. Nous le retrouverons plus loin dans la section consacrée aux rapports du père et du fils, et nous y verrons qu'il est, par d'autres traits encore, assimilé à Agni et à Soma. Hiranyagarbha, celui « qui est sorti d'une matrice d'or », et qui, par ce nom, semble être assimilé particulièrement au soleil, fils de Taurore^ semble aussi, dans l'hymne unique du /Îig-Veda qui lui est adressé, X,121, considéré comme un fils des eaux. On lit en efi'et au vers 7 que le a souffle unique des dieux » est né, sam avariata, cf. X,90,14, des eaux. Or, ce souffle unique des dieux paraît bien n'être autre qu 'Hiranyagarbha lui-même, dont il est dit au vers 1 qu'il est né, sam avartata, au commencement, et qu'aussitôt né, il est devenu le maître du monde, puis au vers 8, qu'il a été le seul dieu au-dessus des dieux. En tant que fils des eaux, il se confondrait donc avec Âgni, qui figure dans le même vers 7 comme le fœtus des eaux, enfanté par les eaux. A la vérité, le vers 9 porte qu' Hiranyagarbha a engendré les eaux. Mais nous sommes habitués au paradoxe du fils engendrant ses mères. Il n'y a pas jusqu'à Manyu,
démon yaincu par Indra, V, 32, 4 ; mais ce n'est pas le seul exemple que nous y devions trouver d'une sorte de confusion entre le feu céleste et le démon.