‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 331 sur 335 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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5. On remarquera qu'il faudrait toujours admettre cette confusion, quelle que fût rexplication qu'on voulût proposer de l'origine du couple.

de samâna-yojana « qu'on attelle en même temps », cf. VII, 67, 8. Or cette dernière expression n'a pas de sens, si elle ne fait pas allusion à une double opération. La formule ne mentionne qu'un seul char, il est vrai : mais n'avons-nous pas vu* Indra et Agni monter sur un char unique dont les chevaux suivent des directions opposées, VI, 59, 5? C'est par un paradoxe du même genre que l'auteur du vers I, 30, 18, tout en n'attribuant qu'un seul char aux Açvins, lui donne une épithéte qui supposerait deux chars attelés à la fois.

Précisons on terminant, et après avoir opéré sur l'idée complexe du feu céleste, selon ce qui nous paraît être le véritable esprit de la mythologie védique, attachons-nous, puisque aussi bien les Açvins sont avant tout des divinités matinales, à la forme particulière de ce feu qui est le soleil. Les deux chars attelés en même temps, dans la conception primitive des Açvins, auraient été le char du soleil et celui du feu du sacrifice : le feu du sacrifice s'allume, en effet, au lever du soleil.

1. p. 297. Nouveau trait de ressemblance entre les Açvins et lo couple d'Indra et A^mi. (Voir ci-dessus, p. 49A.)

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