Voir TarûcU cité, fMuim
reau du troupeau », IX, 15,4, of. 96,20; 110>0. Au vers IX, 69, 4, les vaches qui vont au-devant du taureau sont en outre appelées des déesses qui vont au rendez-vous d'un dieu.
l^ea rapports des éléments mâles et des éléments femelles sont encore Tobjet d*un certain nombre de formules où manque la désignation précise, non seulement des femelles, mais du m&le lui-même. Certaines de ces formules sont tout à fait obscure. Tout ce que nous pouvons dire, par exemple, du vers I,lSrl,2, c'est qu'il fait mention d'un taureau et d'une femelle appelée à la fois Tépouse du cheval et la mère de la vache. Voici ensuite un taureau noir arrivant avec des fem^Ueii souriantes, I, 79, 2, puis des vaches avec un mâle qu'on attelle, VI, 67, 11. On entrevoit à peine, à travers les ténèbres de l'hymne Y, 44, un mâle parmi des femelles (?ers 8, cf. 9 , qui sont peut-être ses mères (vers 5), et au milieu desquelles il croit \vers 1), semblable en cela à celui du vers 11,13, 1 . Le veau qui loue sa mère, VIII,61,ô, ceux qui sont comme des veaux avec leurs mères, et qui se réunissent iiux sœurs, VIII,ôl ,14, peuveut, comme les mâles des formules précédentes, représenter à peu près indifféremment Âgni ou Sema aous Tune ou l'autre de leurs formes. Après les mères,, les épouses. Dans l'hymne V, 44» des épouses figurent au vers 5 à côté de mères dont elles ne diffèrent peut-être pas. Au vera 1,105,2, description d'une union sexuelle qui parait biçm être une union mythique. L^amant des jeunes allés, reyètu de vêtements qui, d'après toutes les analogies, doivent être ses amantes elles-mêmes, 1, 152, 4, est déjà pour nous un personnage de connaissance. Enfin Ténigme du vers X, 40, 11, a Nous ne comprenons pas cela, expliquez-le-nous, que le jeune homme séjourne dans le sein de la jeune femme » pourrait s'expliquer par la confusion fréquente de l'épouse et de la mère du mâle .
L'embarras de l'interprète, devant les formules pareilles à celles que nous venons de passer en revue, ne vient pas de la difficulté de leur trouver une explication quelconque. Leur obscurité ne réside que dans une équivoque. Elle a pour cause la multiplicité des explications suggérées à la fois par les formules analogues, où on a vu successivement constatées» en termes exprès, les relations des différents éléments mâles des phénomènes célestes et du culte avec les aurores, avec les eaux du ciel, avec les prières et les offrandes. Si nous pouvions oublier qu'Agni, que Soma,
ou plus généralement que le mâle a plusieurs sortes de mères, d'épouses, etc., les /{ishis se chargeraient de nous le rappeler.
C'est ainsi que l'auteur du vers I, 95, 4, annonce comme un grand mystère, et sous forme d'énigme, qu'Agni est le fœtus de « nombreuses » femelles. Il est vrai que la pluralité des mères pourrait s'appliquer à une seule de ses naissances, soit qu'il naisse des aurores, des eaux, des prières, etc. Mais au vers X, 5, 1, Tépithètc bhùrijanman constate la pluralité des naissances. Ailleurs, Agni est représenté, « parce que sa mère est en beaucoup de lieux », sortant brillant de toutes ces matrices, I, 146, 5. Dira-t-on que les lieux divers où Agni est enfanté, III, 54,19, peuvent être simplement les autels des dififérents sacrificateurs? Le vers II, 10, 3, porte expressément que les femelles dont Agni est le fœtus sont (c de formes nombreuses ». Un autre insiste sur le paradoxe : « A lui seulf il tette beaucoup de femelles gonflées de lait », III, 1, 10. On l'appelle aussi le « fœtus des êtres », III, 27, 9, probablement pour dire qu'il nait en tous lieux. D'autre part, Agni « en montant et en descendant » dépose un fœtus dans les différents mondes, III, 2, 10 ; c'est un mâle qui engendre « dans des ventres divers », ibid. H.
Les nombres donnent plus de précision au mythe de la pluralité des mères et des épouses. Nous avons déjà eu l'occasion ^ de relever les passages qui font mention des trois naissances d'Agni et de constater que ces trois naissances correspondent aux trois grandes divisions de l'Univers. Au vers II, 35, 5, Apâm Napât est nourri par trois femmes. Mais plus souvent le nombre des mères d'Agni est réduit à deux, I, 31, 2. Agni est un veau qui a deux mères pour lui seul III, 55, 6 ; cf. 7. Il est peu probable que, dans les formules de ce genre, les deux mères désignent un couple, comme celui de la Nuit et de l'Aurore. L'épithète dvijanman a qui a deux naissances », I, 60, 1; 140, 2; 149, 4 et 5, peut servira expliquer dvimàtriy et est elle-même expliquée par le vers II, 9, 3, qui oppose la naissance suprême d'Agni à son séjour inférieur. Il est peu probable même que les deux mères représentent directement le ciel, considéré comme femelle, et la terre. Ce sont plutôt les deux formes, l'une céleste et l'autre terrestre, de l'élément femelle plus souvent désigné par un pluriel.