‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 42 sur 335 · P. 83 et note · texte numérisé non relu

P. 83 et note

2. Cf. ce qui a été dit déjà plus haut de la signifl cation des nombres dans les formules relatives aux rapports du mâle avec les femelles, p. 52.

S. Je corrige ici le texte en accentuant bibharshi, La comparaison du vers 3, tena pâsi gtihyam ndma gandm^ me parait mettre hors de doute le ■fiu que j*adopt6 pour oelui-oi.

célestes, aux vaches dont le même Agni» identifié à MitraS ost « oint » quand il unit dans une même pensée le sacrifiant et sa femme, c/est-à-dire quand il accomplit leur sacrifice» Même opposition au vers III, 7, 2, entre les vaches divines, et habitant le ciel, qui servent de cavales à Agni, et U vache unique^ qui tourne autour de lui quand il repose dans le séjour do la loi. Ce passage ofire une assez frappapte ressemblance avec un autre où une vache bonne laitière, qui nourrit ApàmNapât, paraît également opposée, comme femelle du sacrifice terrestre, aux eaux célestes au milieu desquelles il brille, II, 35, 7. ^

D*autres formules, où figurent également deux sortes de femelles, nous montrent le mâle allant des unes aux autres, ce qui ne peut guère s'expliquer que par sa descente du cîel sur la terre ou par son retour de la terre au ciel.

Tel est le vers 4 de l'hymne X, 1, à Agni : « lies mères bonnes nourrices t'entourent en te donnant la nourriture ; tu vas les retrouver sous l'autre forme qu'elles ont prise; tu joues le rôle de sacrificateur parmi les races humaines, » Ces formes difi'érentes des mêmes mères ne peuvent, ce semble, appartenir qu'à des mondes différents. C'est en ce sens qu'il est dit des femelles dont les métamorphoses foat le sujet du vers 7 de Thymne I, 140, adressé également à Agni : « Elles prennent une forme différente en compagnie du père et de la mère, » c'est-à-dire ellea prenDeut vue forme sur terre et une autre dans le ciel^. Signaloi^a encore à propos de oea changements de formes des femeUe«« im^ mythe sur lequel nous aurons à revenir, celui de Saranyft, fille de Tvashtri , mère de Yama et épouse de Vivasvat , immortelle que les dieux ont cachée aux mortels od lui aubr stituant, pour la donner à Vivasvat, une sorte d'image d'ellemême, X, 17, 1 et 2. Nous verrons également que la nymphe céleste Urvaçt, a séjourné chez les mortels sous une autre forme, virùpd, X, 95, 16, et que l'épithète vishurûpà, appli-*quée à Yami, X» 10, 2, peut s'expliquer dans le méaie ordre d'idées. La forme terrestre de la femelle céleale est naturellement, soit l'offrande, soit la prière. Et en effet,

Page 1