‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 50 sur 335 · Nihita^ voir plus haut, p. 74, note · texte numérisé non relu

Nihita^ voir plus haut, p. 74, note

3. I, p. 97. Aux passages cités alors sur leurs « allées et venues n dans le ciel, ajouter I, 164, 19; il; 22, rapprochés de 47.

4. Cf. I, p. 59-60, et le vers 15 du même hymue.On peut rapprocher aussi de ces passages ceux où il est parlé de la naissance d*Agni dans le ciel suprême, VII, 5, 7, et de la naissance (ou de la patrie) suprême du cheval, X, 56, 1, cf. I, 163,7.

6. Cf. retable, vrafa, III. 30, 10; V, 45, 6; VIII, 32, 6, rfrtHi, IV, «8, 5, la demeure pastya^ X, 96, 11, la « porte », I, 53, 2, et enfin le nama (séjour?), III, 39, 5, de la vache.

semble propre par lui-même à désigner l'un quelconque des séjours de la femelle mythique, et paraît en efifet s'appliquer, au vers 1, 158, 2, à la place dejl'ofifrande, tandis que, d'après le Yers I, 163, 7, c'est là que sont les breuvages que cherche à conquérir la forme « suprême » du cheval du sacrifice. Il est cependant permis de croire qu'il désigne de préférence le séjour caché de la femelle céleste, III, 55, 1, cf. I, 67, 6, même lorsqu'il n'est pas précisé comme au vers IV, 5, 10, où la vache est en même temps appelée « la mère », par l'épithète « suprême », ou mieux encore, comme aux vers IV, 5, 3 et IX, 71, 5, par la qualification expresse de « caché ». C'est à la découverte de « la place cachée de la vache » que la révélation de la prière à l'homme par Agni est comparée au vers IV, 5, 3. Le séjour dont il est question au vers VII, 87, 4, dans la formule « les secrets de la place » est aussi la place cachée de la vache, puisque ces secrets sont les trois fois sept formes de la vache, révélées par Varuna.

A côté de la formule padam goh « la place de la vache », il faut placer la tormnle padam veh « la place de l'oiseau », III, 7,7, désignant évidemment un séjour d'Agni ou de Soma, qui, comme nous l'avons vu S sont l'un et l'autre représentés comme des oiseaux. Or, non seulement la « place de l'oiseau » reçoit au vers I, 164, 7, la qualification de « cachée »S mais ce passage est précisément un de ceux qui, dans le chapitre suivant, nous serviront à montrer comment le monde invisible s'est ajouté, dans la formation de certains nombres mythologiques, au nombre des mondes visibles.

La formule padam veh se 'rencontre en outre dans deux passages, 111,5, 5-6 et IV, 5, 7-12, où elle est rapprochée de deux autres formules qui paraissent encore désigner le monde invisible. L'une est sasasya carma « la peau, l'enveloppe du dormeur »; l'autre est ripo agram « le sommet de la tromperie ou de la trompeuse^. Ces nouvelles formules réclament une explication. Nous commencerons par la seconde.

Le mot rrp, en dehors de l'expression ripo agram, III, 5, 5, et de l'expression ripa upasUie, « dans le sein de la rip », X,

i. I, p. 144 et 223.

2. Il D6 semble pas que le mot nihita (voir plus haut, p. 74, note 1) puisse âToirici d*autre sens. En tout cas, la « place de Toiseau » est « ignorée ». La même épithëte se rencontre encore au vers III, 1, 7.

3. Elle est remplacée dans le second passage par t^po agram. Voir cidessous, p. 78,

79, 3, n'a pàé d^autres sens que ceux dé « tromfièrie » ou (t trompeur, trompeuse »*. Ces deux expressions sont évidemment équivalentes à celle de druhas paddtn « séjoaf de la tromperie ou de la trompeuse », V, 74, 4, rapprochée justement au vers II, 23, 16, d'un mot ripu « tronipeur » formé de la racine rip. Les trompeurs dont il s'agit dans le dernièt passage sont des démons.

Le terme de « tromperie » dans les formules ripo àgrarii et ripa upasthe pourrait donc faire allusion à des démons retenant, soit la femelle, soit le mâle. Mais la femelle, si elle se dérobait volontairement à Tattente dei hOûirties, méritait elle-même le nom de << trompeuse ». En tout caé, le « sommet » et le <( sein de la tromperie » ou « dé là trompeuse » sont de nouvelles désignations du Séjour invisible et du mâle et dé là femelle. Et en effet, au vers X, 79, 3, la formule ripàùpasthe est rapprochée de la formule mdlûr giihydfh « le nljstèré » c'est-à-dire « la forme mystérieuse de la mère ». Celui qui est dans ce sein (dans ce giron), et qui tette, ibid.y ne peut être qu'une forme cachée d*Agni où dé Soinà.

A côté de la formule « sommet de la tromperie » ou « de la trompeuse », figure au vers 5 de l'hymne III, 5 à Agfai là formule équivalente « place de Toiseàu » : a II garde le séjour qui lui est cher, le sommet de la tromperie (ôU de la trdthpeuse), la place de Toiseau ». La mêrtie J)hrase âe tetrôiiVe mot pour mot au vers IV, 5, 8, à cela près qtiela fortafe Hpàh y est remplacée par la forme rùpàh. Si cette fôhme, tj[iii sfe rencontre déjà au vers précédent dans la même^combinaîson, agre rupah, mais qu'on ne retrouve plus que dans tin àeul autre passage, au vers X, 13, 3, n'est |)as Utie fàuséë leçon pour ripàh, le thème rup, dont elle est lé génitif, ne peut avoir d'autre sens étymologique que celui dô « fonte » (raciiio rup, plus tard lup, « rompre ») et par suite de «cavernes; il désignera donc en tout cas un séjour de la vache célêstâ, et le sommet de ce séjour sera toujours la « place cachée » j la cinquième des « cinq places de la rup », X, 13, 3, que nous retrouverons dans le chapitre suivant, et dont les quatre autres sont les points cardinaux.

En même temps qu'elle est rapprochée du (c sommet de la tromperie ou de la trompeuse » au vers III, B, 5, la h pUce de l'oiseau » est, au vers suivant, rapprochée de « la peau », c'est-à-dire de c< l'enveloppe » du « dormeur», égiàemént

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