Cf. ibid^t 2, tt la forme cachée des jeunes filles
2. Ed d^autres termes, le lieu où il rentre est le même d*où il était sorti. Il y a là un de ces paradoxes auxquels se plaisent les auteurs des hymnes.
3. C*est peutr-étre une idée analogue qu'exprime ce paradoxe présenté sous forme d'énigme, X, 40, 11 : « Nous ne pouvons comprendre cela: expliquez-nous comment le jeune homme habite dans le sein de la jeune femme. » La mère tarde tant à enfanter que son fœtus est déjà adulte. (Voir pourtant plus haut, p. 51, une autre interprétation possible). Cf. X, 4, 4 : « Agni tette sa jeune mère, étant déjà lai- même chef de tribu. » Le nom de Mâtariçvan, appliqué, comme nous Tavons vu (I, p. 53), à Agni, peut signifier aussi qn*Agni a grossi, est devenu adulte, dans le sein de sa mère.
— Sole vers X, 79, 6, où il est dit qu'Agni a fendu la vache par morceaux comme une épée. Et, en effet, d'après le vers V, 7, 8, sa mère Tenfante après avoir été ouverte comme avec une hache. La a matrice frappée par le fer », IX, 1, 2, vers laquelle s'élève le Soma terrestre, IX, 80, 2, parait être aussi le sein de la mère violemment ouvert pour enfanter la forme céleste du mâle. Elle équivaut à la « peau noire » que « crèvent » les Somas célestes, IX, 41, 1. Nous verrons plus tard que la naissance d'Indra coûte la vie à sa mère, IV, 18, 1 et 3*.
Dans les dernières citations rien n'indiquait que la mère fût cachée comme le âls qu'elle veut retenir dans son sein. Mais au vers 1 de l'hjmne V, 19 à Agnî, où d'ailleurs il n'est plus question de violences de la part du fils, la mère qui l'enfante, appelée aussi l'enveloppe d'où il sort, doit elle-même sortir d'une enveloppe : a La matrice est enfantée ; l'enveloppe a brillé hors de l'enveloppe; il resplendit sur le sein de sa mère.» On peut comparer le vers X, 40, 9 : « La femme est née, l'enfant s'est élancé. » La mère naissant en même temps que le fils, c'est l'élément femelle se manifestant avec l'élément mâle. C'est aussi, à peu de chose près, la vache liée, que délient les dieux, IV, 12, 6 ; X, 126, 8, et plus exactement encore, la vache que les /îibhus font sortir d'une peau, I, 161, 7; m, 60, 2; IV, 36, 4. Pour en revenir au vers V, 19, 1, la seconde a enveloppe », d'où sort la première, doit être la même dont sont « revêtues », au vers I, 164, 7, les vaches qui font couler leur lait « de la tête », c'est-à-dire, comme nous l'avons vu, delà a place cachée de l'oiseau », identique à la place cachée de la vache. C'est r« enveloppe supérieure » où, selon le vers IV, 42, 1 , Varuna règne sur les dieux, en d'autres termes, le monde invisible.
Toutefois, la première enveloppe, qui n'est autre que la mère elle-même, ne se montre pas toujours en même temps que le fils. Tandis que le fœtus est « détaché », la mère reste immobile *, X, 27, 14. Tandis qu'Agni marche, l'enveloppe est gisante, X, 4, 4. Elle est gisante, apparemment dans le même lieu où le veau qui a deux mères, c'est-à-dire toujours Agni, était lui-même gisant avant de marcher, libre de tout lien, c'est-à-dire, d'après les termes mêmes du vers III, 55, 6, a au-delà » : au-delà des limites du monde visible où se pro«
1. J'ai plas haut, p. 67, expliqué de même le vert X, i7, 13.