‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 55 sur 335 · Cf. III, 55, 4, plus haut, p. 73 et note · texte numérisé non relu

Cf. III, 55, 4, plus haut, p. 73 et note

dnisent les manifestations de ce feu dont l'essence permanente reste aussi immobile et cachée, III, 55, 7 : a Le sacrificateur qui a deux mères est roi dans les assemblées ; il se meut par le bout; sa base reste immobile ^ ».

Nous sommes toujours ramenés à l'idée de ce séjour mystérieux, et du flls, et de la mère, à qui Ton reproche tantôt de refuser son lait au mâle terrestre, tantôt de tarder à enfanter le mâle céleste. La même idée se retrouve encore dans d'autres formules où figurent à la fois la forme céleste et la forme terrestre du mâle.

Il faut citer tout le commencement de l'hymne V, 2à Agni. On connaît déjà une partie du premier vers : « La jeune mère porte en secret l'enfant qu'elle garde enfermé (dans son sein); elle ne le livre pas à son père ». Le vers se termine ainsi : a Quant à sa face (à celle de ses formes) qui n'est jamais cachée, les hommes la voient devant eux, déposée chez le ministre du sacrifice ». En d'autres termes, le feu céleste tarde à paraître, mais le feu terrestre brûle toujours. Le poète poursuit* : «Quel est, 6 jeune femme, cet enfant que tu portes, étant toi-même un fœtus*? La vache^ a mis bas. » Le feu terrestre est allumé, et en tant qu'opposé an feu céleste, il n'est plus considéré seulement comme le nourrisson, mais bien comme le petit de la vache du sacrifice. Cette vache est elle-même opposée à la mère du feu céleste, mère qui n'est encore qu'un fœtus, enveloppe d'Agni, enfermée dans une autre enveloppe, c'est-à-dire dans le monde invisible, comme nous l'avons vu au vers V, 19, 1. Mais revenons à l'enfant de la mère céleste : « Ce fœtus a grandi pendant bien des années. » Nous verrons plus tard que la même chose a été dite d'Indra, IV, 18, 4. Cependant, il s'est enfin montré : « Je l'ai vu né quand sa mère l'a enfanté. » Le vers 3 décrit l'apparition du feu céleste : « Je l'ai vu brillant, avec des dents d'or, venant des lieux lointains, et forgeant ses propres armes. » Cette description, dont le mouvement rappelle celui du vers I, 164, 31, c( J'ai vu le gardien infatigable allant et venant par les chemins ^ », est reprise encore au vers 4 de notre

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