Voir A. Weber, Indische Streifen, 1, p
3. Il faut remarquer pourtant que Purûravas est aperçu par Urvaçî à la lueur d'un éclair, ce qui convient parfaitement à un personnage dont Tune des formes est réciair même.
nous apparaît là comme un personnage équivalent à Mâtarîçvan et auxBhrlgus*. Il apporte comme eux le feu sur la terre, et comme eux aussi, il doit représenter primitivement le feu lui-même descendant du ciel ; comme eux enfin, il est devenu un sacrificateur, qui remonte au ciel par le mérite de son sacrifice .
Ces deux derniers caractères, si souvent réunis dans le même personnage, d*un sacrificateur et d'un représentant du feu céleste, sont également attribués à Purûravas par les poètes du /{ig-Yeda. Dans Tunique passage où il soit nommé, en dehors de Thymne X, 95, il figure à côté de Manu comme un ancien sacrificateur, I, 31, 4. Dans l'hymne X, 95,11 reçoit l'épithète sudeva « pieux » (vers 14) ; il est donné pour un mortel (vers 8, 9 et 18) dont la descendance doit honorer les dieux, et qui doit lui-même être transporté au ciel (vers 18) ; enfin, il est identifié' à Vasish^ha (vers 17), l'un des plus célèbres parmi les sacrificateurs mythiques, ancêtres des différentes familles de prêtres. Mais Vasish^ha n'est, nous l'avons vu', qu'une personnification d'Agni. Purûravas reçoit aussi le nom d'Ai/a (vers 18), métronymique équivalent à la qualification de fils dl/â, Aàyàs putràht donnée à Agni au vers III, 29, 3, cf. X, 1, 6. Or, llk est une divinité qui représente à la fois l'offrande ou la prière et leurs formes célestes, les eaux de la nuée ou la voix du tonnerre *. En fait, Vasishfha à qui Purûravas est identifié, est célébré dans rhymne VII, 33, comme étant né dans le ciel sous la forme de l'éclair ^. Le nom même de Purûravas, qui signifie « très bruyant » convient très bien à l'éclair, et, ce qui est plus décisif, l'hymne X, 95 décrit la naissance de notre héros dans des termes qui rappellent inévitablement celle d'Agni au milieu des eaux célestes. A sa naissance, les femmes (divines) étaient réunies, les rivières l'ont « accru », ainsi que les dieux, pour la ruine des démons (vers 7). Ce sont évidemment ces eaux célestes qui sont devenues les oiseaux d'eau du Çatapatha-Brâhmana parmi lesquels Purûravas reconnaît Urvaçî. Ce sont elles qui, dans notre hymne