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même, sont représentées à la fois sous cette forme et sous celles de cavales (vers 9), ou bien encore sont comparées à des vaches mugissantes (vers 6). C'est parmi ces « immortelles » qu'a séjourné le « mortel » Purûravas (vers 9, cf. 8). Ce sont elles enfin qui se sont éloignées de lui (vers 8), qui l'ont abandonné comme Urvaçî elle-même.
Urvaçî en efi'et est une de ces Apsaras, VII, 33, 11-12, dont nous connaissons déjà les relations avec Soma\ et qui représentent les eaux célestes, ou plutôt c'est TApsaras par excellence, équivalente à elle seule au groupe entier des rivières en tête desquelles elle est invoquée au vers V, 41, 19. Elle est la mère de VasislKha-écIair, ibid.*^ comme elle est réponse de Purûravas, en sorte que l'identification de Vasishiha et de Purûravas nous fournit un nouvel exemple de la confusion, dans un personnage représentant le feu, des titres de fils et d'époux de la nuée. Mais l'atmosphère qu'elle remplit et mesure en la traversant, X, 95, 17, et d*oû elle a apporté les trésors des eaux, ibid, 10, n'est pas le seul séjour d'Urvaçî. « Sous une autre forme », virùpâ, elle a séjourné parmi les mortels, ibid. 16, comme épouse de Purûravas. Quelle peut être cette forme sous laquelle Urvaçî a été unie sur terre à un personnage représentant le feu ? Probablement, soit l'offrande, soit la prière, soit l'une et l'autre à la fois. I/â, mère de Purûravas, a pu être aussi son épouse sous le nom d'Urvaçî. Vasishlha, en même temps qu'il est appelé le fils d'Urvaçî, est donné comme un produit de la prière divine, VII, 33, 11. Le nom même d'urvaçi paraît signifier « prière », au tout au moins « désir », et est employé en ce sens au pluriel, IV, 2, 18. Enfin l'identification d'Urvaçî avec la parole sacrée paraît formelle au vers X, 95, 3. Elle y est d'abord comparée à une flèche, comme l'est souvent la prière^, puis à un éclair qui brille, vi davidyulan na, cf. 10, et enfin au mugissement d'une brebis. Les deux détails, l'un propre, l'autre figuré, du son de la prière, et de son éclat, brahma citayat, sont combinés avec une incohérence toute védique dans une phrase dont la bizarrerie est enôore augmentée par un fait grammatical d'ailleurs connu, la construction d'un verbe neutre avec un accusatif exprimant l'action même du verbe. Comme on dirait « briller une