‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 68 sur 335 · Voir I, p · texte numérisé non relu

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5. Voir I, p. 85 et 36. Il correspond à peu près à celui du mot yoni « matrice », quand celui-ci, au lieu d*étre construit avec le génitif du nom de la mère, est construit avec le génitif du nom du fils, par exemple dans l'expression « matrice de Tinférieur », I, 79. 3.

104, 4 : «Le nombril de VAjn inférieur est invisible.» VAyu inférieur est le fils. Le nombril invisible de VAju inférieur est le père caché, rappelant toujours la mère cachée.

Nous avons vu Agni sortir, au besoin par la force, de la mère qui le retient trop longtemps. Au vers 4 de l'hymne X, 124, il «abandonne» aussi volontairement le père «dans lequel» il a séjourné pendant beaucoup d'années. Nous aurons à revenir dans la quatrième partie^ sur l'ensemble de cet hymne, où le père est assimilé tour à tour au dieu Varuna et au démon Vritra, et nous constaterons que Soma y joue à peu près le même rôle qu'Agni (vers 6 et 7). «L'enveloppe» que Soma abandonne au vers IX, 71, 2, est sans doute aussi ie séjour invisible du père, et si le poète ajoute immédiatement «qu'il va au rendez-vous» de ce père, ce ne peut être que pour exprimer l'idée d'une nouvelle disparition de Soma succédant à son apparition temporaire. Les mots «il abandonne l'enveloppe» sont eux-mêmes précédés d'une formule où nous avons cru trouver l'expression d'une action du Soma terrestre sur le Soma céleste : «Il délivre sa propre splendeur divine. i» Cette forme divine du Soma est celle qui sort de l'enveloppe du père pour y rentrer ensuite. C'est ainsi que, d'après le vers 3Ô de rhymne I, 164, «l'immortel de même race que le mortel», :. représentant soit l'Agni, soit le Soma céleste, marche tour à tour dans deux directions opposées, selon qu'il est libre ou \\[ qu'il est pris. Dans la seconde partie du vers, les «deux qui se séparent» et dont l'un est «visible», l'autre «invisible», doivent être le fils et le père. Une allusion au même mouvement de va-et-vient pourrait être cherchée au vers 32 du ; même hymne I, 164, où nous aurons encore à relever plus bas divers passages concernant les rapports du père et du . fils : «Celui qui Ta fait ne le connaît pas ; il échappe à celui ] qui l'a vu. » Celui qui l'a fait, c'est-à-dire son père, ne le con- : naît pas, parce qu'il quitte immédiatement le séjour du père « pour le monde visible. Mais celui qui l'a vu, l'homme, je sup- ; pose, le perd bientôt à son tour. En effet, la seconde moitié du même vers nous apprend qu'il meurt, ou plus exactement :* qu'il se dissout dans le sein même de sa mère, c'est-à-dire qu'il rentre dans le lieu de son origine.

En tant qu'il retient, comme la mère cachée, et Agni et Soma, et avec eux tous les biens que Thomme attend du ciel, le père prend un aspect malveillant, auquel j'ai déjà fait allu-

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