Sur 061 mota, ?oir oi-deMiis, p. 77 et tuiv. 8. Ibid
directions avec les richesses des cinq races ! » Il faut rapprocher de ce passage celui où les suppliants de Brihaspati et d'Indra les prient de les protéger « de Toccident, du nord, dn sud» de l'orient et du milieu >y, X, 42, 11. Il est vrai que plusieurs interprètes ont placé sur la terre ce milieu et la cinquième race qui Thabite aussi bien que les quatre autres races. Cette cinquième race serait la race même des ilryas. Mais il nous semble beaucoup plus probable que le nombre de cinq races a été formé, selon la loi dont nous poursuivons en ce moment Tétude, par l'addition d'une unité correspondant au ciel ou au monde invisible. Et en effet, il est question au vers lY , 42, 1 de la race de « l'enveloppe suprême » sur laquelle règne Varuna. Nous reviendrons d'ailleurs sur les cinq races dans la section suivante.
Nous passons au nombre sept. U est très-possible que ce nombre ait eu à l'avance une valeur mythologique indépendante. Mais il est certain que les /{ishis l'ont tout au moins tUeampasé en six plus un. Il est certain aussi que les seuls passages où ils nous aient laissé une explication de son origine vraie ou fausse, mais telle en tout cas qu'ils l'entendaient eux-mêmes, sont ceux où ils le forment par addition d'une unité au nombre de six mondes, comme en général les seules applications directement naturalistes qu'ils en aient faites sont 'celles qui ont été signalées à l'avânce, et que nous retrouverons plus loin, dans les formules concernant les sept mondes ou les sept parties d'un même monde.
L'auteur du vers X, 14, 16, voulant célébrer l'immensité de Yama, dit que les six mondes et le grand « unique » sont renfermés en lui ^ Il me parait évident que le grand « unique » est un septième monde. Cette formule doit être en effet rapprochée de celle que nous rencontrons dans l'hymne I, 164, au vers 6 : «Ignorant, j'interroge ici les savants, les sages, pour savoir, moi qui no sais pas : celui qui a étayé ces six mondes en les séparant les uns des autres, quel (autre) unique (a-t-il étayé) sous la forme du non-né ? » Les mots que je sotts-entends sont naturellement suggérés par le contexte, et surtout par le commencement du vers suivant : « Qu'il parle ici, celui qui le ^sonnait, le séjour caché de ce bel oiseau ! »
1. Ainsi que les différents mètres. On pourrait entendre aussi « reposent sur lui ». La première formule <c il vole à travers les trois coupes à Soma » contient sans doute une allusion à la division ordinaire de Tunivers en trois mondes .
Le séjour de Toiseau ^ est précisément ce septième monde, ^ui s*ajoute aux trois terres et aux trois ciels. Ce n'est pas tout. Varuna est au vers 10 de Thymne VUI, 41, comparé ou assi*milé à ce non-né que nous venons de rencontrer au vers I, 164, 6. Lui aussi, il a étayé les mondes, et il n'est pas impossible que le singulier dyâm, succédant au duel rodasi « les deux mondes», désigne dans ce passage le monde invisible, opposé là à deux mondes visibles, au lieu de Têtre, comme dans les passages précédemment cités, à six mondes. En tout cas, au vers 9 du même hymne, où il est aussi question de trois terres et de trois «espaces suprêmes », c*est-à-diro de trois ciels, le poète, après cette énumération, ajoute que Varuna régne sur « sept ». C*est là, si je ne me trompe, une confirmation décisive de notre interprétation des vers X, 14, 16 et 1, 164, 6. Les «sept» sont les trois terres et les trois ciels auxquels s'ajoute le monde situé au delà des trois ciels*.
On trouvera, dans la section suivante, un nouvel et frappant exemple de la décomposition du nombre sept en six plus un. Il nous sera fourni par le vers 16 du même hymne 1, 164, dont le vers 6 a été cité déjà tout à l'heure. Nous relèverons en outre de nouvelles applications de notre loi dans la formation de nombres supérieurs à ce nombre sept auquel nous nous arrêtons provisoirement*.