‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 9 sur 335 · Voir surtout, section vi, § 5 et · texte numérisé non relu

Voir surtout, section vi, § 5 et

conceptions et en attendant celles qui seront accumulées dans tout le cours de ce. chapitre, j'en ajouterai ici quelques autres empruntées à des passages où figure en même temps Agni. Au vers 11 de Thymne II, 35, à Apâm Napât', l'opposition du « fils des eaux » et de celui « qui a pour nourriture le beurre » suggérerait déjà l'idée d'une correspondance du beurre du sacrifice et des eaux du ciel, lors même qu'il ne serait pas dit expressément au vers 14 du même hymne que ces eaux elles-mêmes portent aussi le beurre à leur fils, et au vers 4, qu'il a dans les eaux un vêtement de beurre. Dans l'hymne X, 51, Agni, qui s'était caché pour se dérober au service que les dieux exigeaient de lui, consent à leur porter le sacrifice, à la condition qu'ils lui donneront pour sa part « le beurre des eaux » (vers 8). C'est apparemment le même beurre que les dieux offrent à Agni d'après les vers X, 52, 6 et 122, 7. Cependant les aurores aussi donnent du beurre, VII, 41, 7, cf. 85, l. Les aurores sont de plus représentées aussi bien que la voix des eaux, c'est-à-dire le tonnerre, par les prières du sacrifices qui sont leurs sœurs (VII, 72, 3 et X, 55, 4 combinés), et au vers VII, 10, 1, cf. 2 et 3, Agni « éveillant » les prières qui s'éveillent « volontiers » est comparé à l'amant de l'aurore.

Nous pourrons donc voir une confirmation des conceptions déjà analysées dans les relations analogues imaginées entre TAgni céleste et les aurores ou les eaux. Avant d'étudier ces relations, remarquons encore que celles que nous avons constatées entre Agni, d'une part, et les Arawis ou les bûches et les doigts d'un sacrificateur de l'autre, ne sont pas nécessairement limitées au monde terrestre. Nous savons déjà qu'il y a trois bûches d'Agni, dont deux sont célestes, III, 2, 9 *, et que les dieux Açvins ont une Arawi d'or, X, 184, 3\ Les dix jeunes femmes qui l'engendrent quand il naît comme fœtus du dieu Tvashiri, I, 95, 2, sont des doigts célestes. Il en est sans doute de même des sœurs par l'opération desquelles les dieux le trouvent au milieu des eaux, III, 1, 3, et ce sont probablement aussi les eaux du ciel qui sont représentées au vers III, 23, 3, comme des mères dans lesquelles les dix

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