‹ La reliure du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 12 sur 39 · Bibliothèque Charles Grondard · texte numérisé non relu

Bibliothèque Charles Grondard

Lefebvre emploie souvent le matériel même de Bozérian :

Comme eux, il s'est trop plu dans les ornements riches !

soupire Lesné, fatigué de cette dorure, et il ajoute :

Tous trois seraient pourtant demeurés sans rival S'il n'était survenu le soigneux Courteval.

Courteval! Une sorte de toqué, de jaloux de son art, — au portrait qu'en trace Lesné, — travaillant seul, prenant le moins d'ouvriers possible et jamais d'ouvrières, à cause de la difficulté de les mettre au fait, et pour rester plus sûr de son ouvrage. 11 paraît qu'on murmurait sur sa « rusticité ».

Ses décors de plat sont généralement pauvres ; singerie de Bozérian avec aggravation de gaufrure, de piqueté-pointillé rocailleux, de pointes dorées en forme de jeu de tric-trac : ses doublures de tabis sont aussi surchargées de dorures.

L'admiration de Lesné, organe de son époque, pour Courteval, est très singulière pour nous :

^OSTCJ PÏÏSLIO LIBEAEr,

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