RELIURE DE FONTAINE
Imp Ch Willmar
1827-29. Maroquin bleu. Décora gros fers sur le dos et le plat, avec raccord de filets ; au milieu du plat, médaillon de Voltaire gaufré à froid. Reliure caractéristique dans sa lourdeur.
Vogel. Œuvres de Gilbert. Dalibon, 1823, maroquin bleu ; plat gaufré, doré et mosaïque, avec plaque centrale. Doublé d'amarante.
Ginain. Rabelais de Besoer, 1820, exemplaire de Charles Nodier. Reliure en maroquin citron mosaïque de rouge. Décor à bande, losange, etc. Doublé d'une soie à tons dégradés et changeants (une étoffe Loïe Fuller, déjà!).
Ledoux. Napoléon et ses Contemporains, par Chambure, 1827, in-4, exemplaire de l'auteur. Reliure en maroquin rouge, encadrement doré, plaque gaufrée. Doublé de maroquin vert avec encadrement de cathédrale et rosace centrale. Contre-doublé ou triplé d'une garde de même maroquin vert avec le même décor*.
1. Ces trois dernières reliures ont été reproduites dans Estampes et Livres.
[21] Fontaine, relieur à Liège. Opère di G. Casti. Paris, Brissot-Thivan , 1829. Maroquin brun , avec large bande de maroquin ivoire portant un entrelacs formé par un double jeu de cinq filets. Losange et rosace au centre'.
(Sous la Restauration — comme à toutes les époques d'ailleurs — l'emploi de la mosaïque est exceptionnel. De la mosaïque appliquée à la main, bien entendu, car il a été fait un fréquent usage de la mosaïque appliquée au balancier. Les décors mosaïques de la Restauration sont peu remarquables et sans idée de dessin. Ce sont plutôt des découpages rapportés. Florimond Radier les signerait, et plutôt sept fois qu'une !)
[22] Simier. Histoire de Henry le Grand, Elzevir, 1661. Maroquin rouge. Dos richement orné, avec pointillé. Plat à encadrement avec filets, et coins de pointillé.