‹ La reliure du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 43 sur 103 · HISTOIRE DES QUATRE FILS AYMON, IQ · texte numérisé non relu

HISTOIRE DES QUATRE FILS AYMON, IQ

■reliure de MARIUS MICHEL, cuir INCISÉ

pointe de Japon et un assaisonnement piquant d'élément français VioUet-Leduc, il composa un mets complexe, riche, de curieux goût. Et comme effort de typographie, ce fut exceptionnel.

Illustrateur et éditeurs furent d'abord récompensés par un échec à peu près complet. Commercialement parlant, le livre avait été mal lancé, trop cher pour le public courant, ou trop tiré pour les bibliophiles. Sur deux mille, il fallut en « solder » quinze cents.

Coup de théâtre. Intervention de Marius, l'homme à idées; du Marius ex machina, féru de belle impression et de belle illustration, s'éprcnant de certains livres et possédant le pouvoir d'aider à leur fortune, de les pousser, en les reliant. Nous lui avons connu par exemple trois passions, et justifiées : la première, la Vie rustique, de Theuriet, édition Launette, illustrée par Lhermitte ; la seconde, Notre-Dame de Paris de l'édition Testard des œuvres de Victor Hugo ; la troisième, les Quatre fils Aymon, dont il se mit à relier des exemplaires de luxe, chine ou japon, en leur appliquant des cuirs incisés suivant son procédé; pour ces cuirs incisés, Marius

Page 1