L'OISEAU
T. DE, C-IACOMELLI
raccourcir les livres ; le balancier à genouillère remplace le balancier à vis, on invente des presses à tirer en or et couleurs, etc., etc. Au total, une reliure qui, comme matière et comme tenue, donne de plus en plus la sensation de livres d'étrennes. Mais les questions de corps d'ouvrage ne sont pas notre sujet. Renvoyons là-dessus aux notices du relieur Bosquet sur la reliure commerciale, et ne nous occupons que du décor, de la plaque.
Encore ne pouvons -nous en parler que sommairement.
Le véritable article à faire sur la reliure industrielle serait un atlas d'un demi-millier de planches qui montreraient les principales d'entre les innombrables plaques. Ce serait, en effigie, la « Salle de la reliure industrielle du xixe », que dans quelque cent ans, les musées industriels, les Arts décoratifs ou le Kensington, peut-être même la Bibliothèque Nationale, essaieront de constituer en nature, non sans difficulté. Et notez qu'il ne sera pas plus extraordinaire de rechercher des reliures sur percaline, qu'il ne l'est aujourd'hui
d'exposer d'anciennes assiettes de fabrication commune.
Si la place nous manque ici pour suivre la plaque dans tous ses principaux échantillons, nous devons noter les données qui, dans la reliure industrielle, se disputent l'esprit des décorateurs. Ces données sont au nombre de trois :
1° L'ornement régulier, symétrique, on pourrait dire architectural, se rapprochant de l'ornement de la reliure de bibliophile.
2° La vignette, l'illustration en or; une des scènes du livre transposée sur la couverture.
3° L'ornement emblématique, non symétrique et libre de facture.
Ajoutons une quatrième espèce de décoration, malheureusement trop fréquente : celle du barbouilleur qui, n'ayant aucune idée de la composition d'un ornement, se livre sur les plaques à d'indigestes accumulations, opprobre de la reliure industrielle.
L'ornement régulier et symétrique avait
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