BIBLIOTHÈQUE DES ECOLES ET DES FAMILLES
PLAOUE DE ROSSIGNEUX
xviie ! Ce fut le moment critique. Heureusement, il ne dura pas, et la plaque trouva des hommes pour la relever.
De qui est une plaque ? — De celui qui la dessine, et ensuite de celui qui la grave. — Eh bien non ; elle est avant tout de celui qui la veut, qui la commande, l'accepte ou la rejette, en un mot, de l'éditeur. Faites cette curieuse expérience de classer des plaques par noms d'éditeurs, et vous verrez que certains d'entre eux ne sont jamais arrivés à avoir une plaque faite avec goût, parce qu'eux-mêmes, sans goût, ne demandent et n'acceptent que des compositions lourdes et surchargées. Ce qui prouve une fois de plus combien, en ces matières, la volonté dirigeante et critique, le « patron » (puisqu'il faut l'appeler par son nom), est tout !
Chez nos grands éditeurs, l'effort fait pour réhabiliter la reliure industrielle en s'adressant à des ornemanistes qualifiés fut considérable, méritoire, et couronné de succès. Les plaques de la maison Hachette, notamment, forment une série hors de pair.
Nous rappellerons d'abord les plaques des grands volumes illustrés par Doré.
Montrons maintenant une série de plaques décoratives :
[156] Bibliothèque rose : Hachette. Le dessin de cette plaque, une des plus répandues qui soient, est de Catenacci.
[157J Bibliothèque des Merveilles : Hachette. Nous donnerons la reproduction du dessin original de Charles Rambert, ce singulier artiste morose et exalté qui vers 1850-55 publiait des séries de lithographies, la Misère, le Meurtre, les Vices, etc., et qui mourut fou à l'hôpital de la Charité.
[158] Borne de Francis Wey : Hachette 1872. Plaque de Rossigneux, la première qui ait été tirée avec les nouvelles presses permettant l'association du noir et de l'or. Le succès de cette plaque emblématique a été immense ; elle est restée célèbre. Il faut la juger — comme toutes les plaques d'ailleurs, si possible — par
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