‹ La reliure du XIXe siècleChapitre 56 sur 69 · MONSIEUR. MADAME ET BEBE · texte numérisé non relu

MONSIEUR. MADAME ET BEBE

RELIURE DE MARIUS MICHEL

C'est une mère Gigogne qui depuis, a eu une fameuse lignée!

[168] Monsieur, Madame et Bébé, de Gustave Droz, 1872. Pivoine stylisée, d'un bel effet.

[169] Daphnis et Chloé, édition de Jouaust, 1872. Doublure à bande intérieure avec petites fleurs et tête de Pan aux angles.

[170] Forlunio, de Th. Gautier, édition des Amis des Livres, 1880. Doublure à décor Alhambra mosaïque. Ce modèle a été dix fois imité.

[171] Mireille, 1885. Symbolisme et livre tournant au bibelot. Le plat présente trois dépressions : l'une pour recevoir le titre sur une banderole, la seconde, une cigale en orfèvrerie, la troisième, le chiffre du bibliophile, en métal ajouré. Branches d'olivier en mosaïque.

Encore un genre de décor qui depuis a fait école. Cependant il manque de simplicité et l'abus en est devenu très fatigant.

[172] Autre exemplaire de Monsieur, Madame et Bébé, édition in-8. Pervenche stylisée.

[175] Sylvie, de Gérard de Nerval; Conquet, 1886. Maroquin vert, plats avec encadrement rustique, petites fleurs.

[174] La même : doublure. Encadrement à petites roses. Charmant modèle, qui est devenu un type de décor, partout imité.

[175] Nos Oiseaux, de Theuriet. Un seul bouquet de petites fleurs jeté avec désinvolture dans l'angle du plat supérieur. C'est révolutionnaire. Autre révolution sur le dos, avec sa branche se développant du bas en haut sans tenir compte des nerfs. C'est une des grandes audaces de Marius. Il a été discuté là-dessus, contesté, blâmé, approuvé. Finalement, les dos historiés librement, à la Marius, ont fait fureur.

Dans le plat, encastrée, la marque du bibliophile'.

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