‹ La renaissance catholique an Angleterre au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 3 sur 69 · H INTRODUCTION · texte numérisé non relu

H INTRODUCTION

mit « désirer de toute son âme », il la proclamait « possible » et affirmait que « les documents autorisés de l'Eglise anglicane ne contenaient rien d'essentiellement inconciliable avec les doctrines de l'Eglise de Rome » ; il invitait ses coreligionnaires à travailler à ce rapprochement, à dépouiller l'orgueil national, les préjugés séculaires, à s'humilier sur les fautes de leur propre Eglise, et surtout à beaucoup prier, avec la conviction <( que rien ne touche de plus près le cœur de Notre- Seigneur que la paix de son Eglise » ; enfin il saluait, dans Léon XIII, un esprit large, une âme généreuse, capable de comprendre cette œuvre, de la mener à bonne fin, et il lui donnait l'assurance « qu'il pouvait compter sur une réponse sympathique à tout appel qui serait adressé à l'Eglise d'Angleterre. »

Ne devait-on pas croire que cette invitation avait été entendue du Souverain Pontife et l'avait touché, quand on le voyait, quelques semaines après, lancer sa lettre fameuse ad AnglosK>. «Aux Anglais, y disait-il, qui cherchent le royaume du Christ dans l'unité delà foi, salut et paix dans le Seigneur. » Puis, avec l'accent dune sollicitude apostolique, d'une tendresse paternelle, où revivait l'âme du saint pontife qui, de Rome, au vie siècle, avait voulu et dirigé la conversion de l'Angleterre, il félicitait les Anglais des marques de la grâce divine visibles dans leur nation, des efforts qu'ils avaient faits pour se rapprocher du catholicisme; il les invitait, « quelle que fût la communauté ou l'institution à laquelle ils appartenaient, à poursuivre la

1 14 avril 1895.

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