XXXVI INTRODUCTION
d'un crucifix, garni de cierges et de fleurs, attire tous les regards et a retrouvé sa prééminence. Par derrière, des retables, souvent d'une rare magnificence, représentent le crucifiement ou la Madone entourée de saints. Dans les bas-côtés, d'autres autels sont dédiés à la Vierge, à saint Joseph, au Sacré-Cœur. Sur divers points, des statues pieuses, l'image de la Sainte-Face ; le long des murs, les stations du chemin de la Croix. Des lampes brûlent à l'entrée du sanctuaire ou devant certaines images. Des bannières, suspendues au mur, portent la figure de Marie ou l'emblème du Saint- Sacrement. Des emplacements sont préparés pour la confession. Parfois, à l'entrée, vous apercevez un bénitier. Dans ces églises, la messe, dont le nom ne fait plus peur, est redevenue l'acte principal du culte. Elle est célébrée tous les jours, parfois plusieurs fois par jour, tantôt en messe basse, tantôt chantée en grand appareil, avec diacres, acolytes et encens, rnissa canin fa; pour le cérémonial, pour l'ordre des prières, pour le vêtement, la position et les gestes du célébrant, on est revenu presque complètement à notre liturgie. Le passant se croirait dans une église catholique, si, en prêtant l'oreille, il n'entendait les prières prononcées en anglais ; encore prétend-on que certains ritualistes plus avancés commencent à se servir du latin. Le rétablissement de la messe ne suffit pas à plusieurs qui empruntent en outre au catholicisme la bénédiction du Saint-Sacrement, l'aspersion de l'eau bénite, la récitation publique des litanies ou du chapelet. On recgmmenee à observer des t'êtes depuis longtemps