INTRODUCTION XXXIX
chismes en usage dans les paroisses High Church, on les dirait copiés sur les nôtres * : ce n'est guère que sur l'autorité du Pape que Ton constate une discordance ou du moins une lacune ; encore certains théologiens de cette école font-ils effort pour concilier avec les formulaires de leur Eglise l'acceptation d'une certaine primauté de l'évêque de Rome.
Ce n'est pas seulement le dogme catholique, ce sont les dévotions catholiques que les anglicans de cette école cherchent à s'approprier. Ils ont entrevu un idéal, nouveau pour la plupart d'entre eux, de piété attendrie, de ferveur mystique, d'ascétisme, et, afin de l'atteindre, ils sentent le besoin de se mettre à l'école de l'Eglise de Rome. Ainsi apprennent-ils d'elle le culte de l'Eucharistie, qu'ils avaient à peu près complètement oublié ; ils se remettent à adorer les espèces consacrées où ils croient maintenant Dieu réellement présent. Des confréries du Saint-Sacrement sont établies pour développer cette dévotion et réparer les négligences passées. D'autres associations pieuses s'organisent sous le vocable de la Sainte-Croix et du Saint-Rosaire. Dans certaines paroisses, le mois de Marie et celui du Sacré- Cœur sont marqués par des exercices spéciaux. On s'initie à l'idée de la mortification, et quelques-uns se préoccupent d'observer les jeûnes et les abstinences. C'estleplussouventdansleslivres des théologiens catholiques que les âmes ainsi travaillées cherchent l'aliment
1 L'archevêque d'York disait, en 1897, au congrès de Shrewsbury, « qu'il y avait beaucoup plus d'accord que de ditférence entre le catéchisme de l'Eglise d'Angleterre et celui du concile de Trente ».