‹ La renaissance catholique an Angleterre au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 39 sur 69 · XLII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLII INTRODUCTION

clastes ont replacé dans leurs niches, pour les honorer, les statues de la Mère de Dieu et des saints... Le changement, la conversion, survenus en Angleterre durant ce siècle, sont sans parallèle dans la chrétienté. Non fecit taliter omni nationi. »

Sans doute, — ne nous lassons pas de le répéter, de façon à ne laisser place à aucun malentendu, — cette réaction ne s'est produite que dans une partie de l'anglicanisme. L'autre partie y a été étrangère, indifférente, ou même ouvertement hostile, tels ceux qui ont, en ce moment, entrepris de soulever l'opinion pour faire réprimer les innovations romanistes introduites dans le culte et l'enseignement anglicans. Dans quelle proportion les membres de l'Eglise d'Angleterre se répartissent-ils entre partisans et adversaires de ces innovations y On serait embarrassé de le dire. Les classifications de ce genre sont fort malaisées sur cette terre de l'individualisme, où chacun dose à sa façon sa religion, prenant de telle doctrine ou de telle pratique ce qui convient à son sentiment particulier. Le développement que paraît prendre aujourd'hui l'agitation antiritualiste n'est même pas un indice bien sûr, car, parmi ceux qui y prennent la part la plus bruyante, plusieurs n'appartiennent pas en réalité à l'Eglise établie et sont des dissidents plus ou moins avoués. J'admets cependant que les anglo-catholiques ne sont, dans la masse anglicane, qu'une minorité ; seulement, c'est la partie la plus fervente, la plus active, celle qui était, depuis quelque temps, le plus en progrès et qui semblait montrer la voie aux autres. Je ne voudrais d'ailleurs de son

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