‹ La renaissance catholique an Angleterre au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 52 sur 69 · INTRODUCTION LV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LV

A une condition, cependant, c'est que nous, catholiques, nous prenions garde de ne pas fournir d'aliments à ces préventions. Parmi celles-ci, il en est qui portent sur l'essence des vérités catholiques; nous ne pouvons y avoir égard, et ce serait une piètre tactique de chercher à les désarmer, en voilant nos dogmes par des équivoques. Mais d'autres préventions s'attachent à des thèses ou à des pratiques qui, loin d'être essentielles à notre foi, souvent la dénaturent. 11 dépend de nous de ne pas y fournir de prétexte. C'est ce dont on ne se préoccupe pas assez dans nos rangs. Quand quelques catholiques prennent plaisir à exagérer la portée de certains dogmes; quand ils érigent, de leur propre chef, en articles de foi, des opinions erronées ou douteuses ; quand ils préconisent des dévotions tout au moins puériles, sinon suspectes; quand ils donnent le spectacle d'une crédulité ridicule; quand, affublant leur routine et leur ignorance du masque de l'orthodoxie, ils prétendent, au nom de cette dernière, limiter la légitime liberté de la critique et de la science ; quand, en tout, ils semblent se donner pour lâche de diminuer dans les âmes la virilité et l'indépendance qui ne sont nullement incompatibles avec le vrai christianisme, je ne sais s'ils se flattent d'être ainsi des catholiques plus complets, mais il leur suffirait d'entendre ce qui se dit, de lire ce qui s'écrit dans le monde anglican, pour se rendre compte du contre-coup fâcheux

P. Huson, ont déclaré hautement que les catholiques devaient témoigner aux ritualistes, dans la crise qu'ils traversent actuellement, une « respectueuse sympathie ». (Voir, dans le Table! du 29 avril 1899, le compte rendu de cette réunion.)

Page 1