LES MÉCOMPTES DU PCSEYISME
concis que le retour aux croyances et aux pratiques catholiques n'avait pas pour conséquence logique la soumission au Pape. Or, sur les deux points, les faits venaient sans cesse leur donner tort.
Comment, en effet, continuera soutenir l'orthodoxie de l'Église établie, en présence de la conduite de ses chefs dans deux affaires qui émurent alors le monde ecclésiastique? L'une avait trait à cetévèché de .lérusalem dont, en 1841, l'institution, de compte à demi avec la Prusse, n'avait pas peu contribué à désabuser Newman'. Le premier titulaire de ce siège étant mort, c'était au tour du roi de Prusse de désigner son successeur, et il avait porté son choix sur le révérend Gobât, ancien ministre luthérien, devenu depuis peu diacre anglican, auteur d'un livre suspect d'hérésie nestorienne ou monophysite. Pusey s'agita pour empêcher la consécration de Gobât et même pour faire renoncer au principe de cet évêché : il montra de quel danger serait, pour tant de fidélités ébranlées, cette nouvelle tache d'hérésie ; il expliqua que ceux qui avaient fait sécession, avaient été « non pas tant attirés à Rome qu'effrayés de leur propre Eglise ». « Si les évêques connaissaient cet état desprit, ajoutait-il, leurs mains trembleraient en consacrant un nouvel évêque de Jérusalem. » Vainement fut-il secondé, dans cette opposition, par quelques amis, Marriott, Church, J.-B. Mozley, et même par l'évèque d'Exeter, son cri d'alarme n'eut pas d'écho dans les hautes sphères ec-
' Voyez la Renaissance cnlliolique en An;/lpfcrrraii .V/.V" siètle^ preiilièrt" paitio, |). 22H.