LVIII INTRODUCTION
aussi par la lecture attentive des nombreux livres parus outre-Manche sur ce sujet. Non qu'on y ait écrit déjà rhistoire générale et définitive de cette crise ; mais on y a multiplié les monographies, les biographies faites suivant la méthode de nos voisins, avec grande abondance de documents originaux et de renseignements personnels. Il ne me manque pas seulement d'être Anglais pour parler de choses anglaises ; il me manque aussi d'être théologien pour traiter de questions qui touchent par tant de côtés à la théologie. Je m'excuse de ce que mon travail aura forcément d'incomplet à ce point de vue. Je ne puis prétendre qu'à faire œuvre d'historien, mais du moins d'historien ayant l'ambition d'exposer les états d'âme autant que les événements, de faire revivre ces drames de la conscience religieuse, qui ne sont certes pas la partie la moins curieuse ni la moins émouvante de l'histoire générale. Il m'a paru que, même ainsi réduite par cette double incompétence, l'étude que j'entreprends pouvait avoir quelque intérêt pour le public français.
(Mai 1899.)