‹ La renaissance catholique en Angleterre au XIXe siècleChapitre 6 sur 60 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

triotes, les catholiques anglais, qui, en effet, n'avaient ra pas dissimulé leur opposition à toute entreprise ■ d*union en corps, et ils leur reprochaient d'avoir tra- ' vaille par de petits motifs à faire échouer une grande œuvre. Loin, d'ailleurs, de s'avouer troublés ou affaiblis par la répudiation pontificale, ils affirmaient dédaigneusement n'avoir aucun besoin de Rome, proclamaient que leur Eglise avait plus que jamais conscience de son droit et de sa puissance, et se félicitaient même que la bulle l'eût fortifiée en faisant comprendre aux partis qui la divisaient, la nécessité de se concentrer contre le vieil ennemi. Si Ton parlait encore d'union, ce n'était plus avec le Pape, c'était avec ceux qu'on savait en révolte contre lui ; de là, des coquetteries plus empressées à l'adresse de l'Eglise russe et la protection dont l'épiscopat anglican affectait de couvrir les sectaires vieux catholiques d'Allemagne et d'Italie. Le fossé semblait donc redevenu aussi profond que jamais entre l'Angleterre et Rome, et, de la tentative faite pour le combler, rien ne paraissait rester, outre- Manche, qu'une déception douloureuse et irritée.

Depuis lors d'autres événements se sont produits, en Angleterre, qui semblent y marquer davantage encore la ruine des espérances catholiques et le triomphe de l'esprit protestant. Un soulèvement a soudainement éclaté contre ceux des Anglicans qui, à défaut d'une union avec Rome jugée désormais impossible, prétendaient du moins continuer à se rapprocher des croyances et des pratiques catholiques. Commencé par des personnages de petite considération et au moyen de pro-

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