L'ACADIE. DISPERSION DES ACADIENS AU SIÈCLE DERNIER
On ne désignait autrefois sous le nom d’Acadie que le pays qui forme actuellement le territoire de la Nouvelle-Ecosse, mais, aujourd'hui, on appelle ainsi toute la partie du Canada baignée par les flots de l’Atlantique, c’est-à-dire non seulement la Nouvelle- Ecosse, maïs encore le Nouveau-Brunswick, l’île du cap Breton et celle du Prince-Edouard.
La Nouvelle-Ecosse et l’île du cap Breton d’une part, le Nouveau-Brunswick d'autre part; enfin, l’île du Prince-Edouard, forment dans la confédération canadienne trois provinces dites provinces maritimes.
La Nouvelle- Ecosse, vaste péninsule longue de 450 kilomètres et large de 130, compte environ 390,000 habitants, et a pour capitale Halifax, dont la rade est une des plus belles de l'Amérique.
Cette région contient d'immenses forèts, des richesses minières de toutes sortes et d’assez bonnes terres.
Après avoir été le théâtre de luttes sanglantes entre Français et Anglais, la Nouvelle-Ecosse ou plutôt l’Acadie, comme on l’appelait au dix-septième siècle, fut définitivement cédée à la Grande- Bretagne, dès l’année 1713, par le traité d’Utrecht.
L'île du cap Breton, peu fertile mais très importante par sa position stratégique puisque sa possession ouvre l’accès de l’embouchure du Saint-Laurent, renferme 75,000 habitants.