‹ La renaissance des arts à la cour de FranceChapitre 105 sur 127 · Voir an Jean Coosin dans les comptes des Bfttimenis · texte numérisé non relu

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PEINTRES HORS D*OFPICB« 309

chanle ses amours ; il nous apprend que son déses-. poir le chasse au fond des bois :

Là, renversé dessus la terre dure.

Hors de mon sein je tire une peinture^ De tous mes maux le seul allégement:

Dont les beauiéz, par Denisot encloses, Me font sentir mille métamorphoses, Tout en coup, d*un regard seulement.

(Sonnet IX.)

C'était, comme on le voit, un portrait peint en miniature et enchâssé dans un médaillon. Muret commenta, en 1562, le premier livre des amours de Ronsard. Voici sa note : « Il contemple à son aise un portrait de sa dame, fait de la main de Nicolas Denisot, homme entre les autres de singulières grâces, excellent en Tart de peinture. » Le 135^ sonnet est adressé à Denisot :

« Pein, Denisot, la beauté qui me tue. m

Ronsard prie le peintre de monter au ciel pour y chercher ses modèles, et ce peintre, le contemporain, peut-être le rival de Janet, est aujourd'hui aussi ignoré que ses portraits sont inconnus. Le prince des poètes de ce temps nous a cependant donné trop de preuves de son goût , en adressant ses vers à François Clouet, pour que nous puissions croire que Denisot, dont lui et Muret font ainsi Téloge, n'eût pas un véritable talent. Force m'est cependant d'avouer mon ignorance, tout en espérant mieux de mes recherches à venir.

La Croix du Maine a consacré un article de son

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dictionnaire à « Nicolas Denisot^ delà ville et cité du Mans, né en 1515 »; maisil ne dit pas qu'il ait cultivé les arts , et cette omission peut parattre singulière à qui connaît son faible à Tendroit des Manceaux. Le Père Guillebaut était mieux informé : <c En ce même temps (1 549) fleurissoit, dit-il , Nicolas Denisot, précepteur de trois princesses en Angleterre , Anne , Marguerite et Jeanne Seymour. Grand poëte et grand orateur latin et françois et peintre, mais par récréation seulement. Il nasquit. Tan 1 51 5, d^une race noble et ancienne, ayant pour père le baillif d^Assé et décéda, en la ville 41e Paris, Tan 1559. » Cette dernière date s^accorde mal avec la date que je crois pouvoir donner aux vers de Ronsard et aux commentaires de Muret.

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