LAZARE
« A Toussaint d'Osmarutz, maislre faiseur de coches et chariotz à Paris, pour avoir faict un carrosse pour monseigneur vu" v liv.
« A M® Lazare (lacune laissée en blanc), paintre^ demourant à Paris, pour avoir painct ledit carroche de fin or, argent et coulleurs vermeilles et y avoir mis les armes et chiffres de monseigneur. Ivij liv. Roolle de la despence extraordinaire , faicte en la
I . Les errears se propagent si vite, qu'il me parait utile de ne pas attendre la pnbiication du quatrième volume dans lequel j'ai réuni des extraits de Mariette, Sauvai, et autres écrivains, et de réfuter dès k présent un passage, soi-disant extrait d'un historien du temps, dont on pourrait se servir comme d'une autorité. Je choisis cet endroit, parce qu'on cherchera le nom de Laconr, à la date de 4574.
MM. Cimber et d'Anjou ont inséré l'histoire de Charles IX, de Papyre Masson, dans leur collection historique, ouvrage dont l'utilité serait grande , s'ils avaient apporté moins de légèreté dans leurs extraits, plus de discernement dans le choix des pièces imprimées et surtout plus d'exactitudç dans leurs réimpressions. Ce petit abrégé de Masson, on plutôt cet éloge écrit en latin, avait été traduit par le Laboureur; ils se sont servis de cette traduction. Dans le chapitre intitulé: • Dernières paroles du roi ■, ils font mention du peintre Laconr. Biais d'abord le Laboureur n'a pas écrit le nom ainsi. Voici son texte : « Pev de jours avant sa mort ( Charles IX) , le peintre La Gonrt luy poru le tablean de Henry, son frère, parfaitement bien fait, et que j'avois veu auparavant chez luy. Comme le Roy i'avoit mandé exprès, il dit en le regardant: hébsl voilà l'image de mon bon frère que pleut à Dieu que je n'eusse jamais laissé partir d'auprès de moy. » (Tome I , p. 884.) C'est donc déjà La Court au lien de Lacour; mais si noos recourons à l'original latin, nous obtenons la véritable solution : « Aliquot diebns ante morlem, Cortins Pictor imaginera Henrici Fratris ad Carolnm tulit sdentiasimè depictam; qnam ego apud Curtium ante videram • [CmUinuaiion des Mémoires de CastelMu^ tome I, p. 870, 4re édition.)
On voit donc que Papyre Masson parlait du peintre Court , c'est-à-dire de Jehan de Court, ou Court, son contemporain, qui avait remplacé François Glouet dans Tofllce de peintre du roi et qu'il connaissait personnellement, puisqu'il nous dit lui-même avoir vu le portrait de Henri 111 dans son atelier, en 4574.
petite escu y erie de MS, frère du roy, dorant l'année i 57 A. n
JEAN RABEL.
La liste des 38 portraits, gravés par Jean Rabel, la plupart d'après ses dessins , prouve qu'il fut en rapports assidus avec les gens de la cour, et confirme les dires de plusieurs auteurs qui assurent qu'il reçut plus d*une commande de nos rois et reines. On ignore l'époque de sa naissance, mais on f^ait, par lui-même, qu'il était deBeauvais, et, parle journal de l'Estoile, qu'il mourut le 4 mars 1603. Si j'avais trouvé son nom dans les documents que j'ai mis à profit, je m'étendrais plus longuement sur sa carrière et sur ses productions. Ce peu de mots suffiront, en attendant de meilleures chances dans la continuation de mes recherches.
Mariette n'était pas mieux informé que nous ; je copie sa notice manuscrite : « Jean Rabel vivoit à Paris, sur la fin du xvi* siècle, et tenoit un rang parmi les peintres ses compatriotes et ses contemporains, qui presque tous étoient fort mécfiocres. Th. de Leu a gravé quelques morceaux diaprés lui qui ne donnent pas une grande idée de ses talens. Il est père de Daniel Rabel. »
THOMAS AULBERT.
Ce peintre est employé par la reine aux orne-
PKIICTRES HORS D*OFFICE. 31»
ments de sa maison de Paris. (Voir Henry Martin et Rngery, autres peintres, avec lesquels il travaille.)
ETIENNE DUPERAC.
N'était une courte notice, puisée dans les manuscrits|de Mariette, je rejetterais ce nom dans le chapitre des extraits d'auteurs. Voici comment s'exprime Mariette :
« M. Crozat a deux desseins de paysages de Duperac faits en Italie en 1579 et 1580. On prétend que la plus grande partie des paysages qu'il a gravés le sont d'après des desseins du Titien. On veut qu'il ait été le disciple de ce grand peintre , mais j'ay peine à le croire. » Félibien ajoute: u II a peint à Fontainebleau la sale des bains, où sont représentés, dans cinq tableaux, les Dieux des eaux et les amours de Jupiter et Calisto. En 1 597, il conduisit plusieurs ouvrages aux Tuilleries et à Saint Germain en Laye, étant alors Architecte du Roi. Il mourut vers l'an 1601. >i
D'autres affirment qu'il avait le titre de peintre du roi Henri IV, titre qu'il cumulait avec celui d'architecte. Nous reviendrons sur ses travaux de construction au Louvre et aux Tuileries. Ce qu'il y a de certain , c'est qu'on possède des gravures exécutées parluienltaliedepuisrannée1565jusqu'àran1578,
et que Tune d'elles, la vue des Jardins de Tivoli, est dédiée, parStephano Duperac PariginOj à Catherine de Médicis et datée du 8 avril 1 573.