La table générale
Ces quatre volumes ainsi composés , quelque bien remplis qu'ils soient, ne présentent pas le récit suivi et le tableau complet de la renaissance des arts en France, tels qu'ils devront être tracés pour plaire au public, mais aux yeux de quelques érudits ils auront autant de mérite et pour les es* prits sérieux une plus réelle utilité. C'est pour ce cercle restreint que j'écris. Dans les temps de désordre où nous vivons , au milieu de la réorganisation précaire de la société, les arts ont si peu de valeur, ils tiennent une place si minime dans les préoccupations- publiques, qu'on leur donne pour juges le premier oisif venu et pour historien celui qui rajeunit du ton le plus tranchant des redites usées. II fait bon alors de se tenir à l'écart, de s'entretenir tout bas , au milieu d'amis bien intimes, de ces chères poursuites, la consolation dans les temps malheureux, le bonheur dans les temps prospères. Cent et quelques exemplaires de cet ou-
vrage iq'ont paru suffire à ce public, je dirai mieux, à ces amis. Je confie mon livre à leur amour des arts et à ces goûts distingués qui remplissent si bien le cœur qu*ils n'y laissent place pour aucun sentiment envieux. Accueilli par leur bienveillance, il se réfugiera dans le sanctuaire de leurs études consciencieuses, à l'abri des grands entrepreneurs de science archéologique. Ce noble asile fera sa réputation, il est toute mon ambition.