‹ La renaissance des arts à la cour de FranceChapitre 72 sur 127 · A droite du portrait d'une madame Du Clos · texte numérisé non relu

A droite du portrait d'une madame Du Clos

3. Ou trouve dans Tarticle suivant pour les mois de janvier, février et mars : • Henry Beanbrun , paiutre du Roy, la somme de cent soixante livres , i lui ordoouèes , pour deux tableaux, qu'il a faiiz par le commandement de S. M., représentant

PEINTRES Blf TITRE 1>*0FPICS. 257

des officiers domestiques pour Tannée 1642 » , et dans Tétat suivant, de 1643, figure sous la rubrique. Domestiques :

« Au S' Du MoDstier 400 livres. »

Pierre Guillebaut , qui prit le nom de Pierre de Saint-Romuald, en entrant aux Feuillants^ enregistre ainsi la mort de notre peintre, à la fin des trois gros volumes de son Trésor historique. On sait que celte lourde compilation est un journal assez curieux, à partir des premières années du xvir siècle. a Peu^près (mai 1646) du Monslier, le plus excellent crayonneur de TEurope, .mourut de mort subite dans les galleries du Louvre, où il estoit logé. Quelques uns disent qu'il ne s'étoit confessé de longtemps; mais ses filles asseurent, qu'il s'acquittii de ce devoir à Pasques et mesme que le jour qu'il acheva de vivre, il avoit achevé la pénitence qu'on lui avoit donnée lors. 11 avoit un cabinet très curieux, mais où estoient plusieurs livres deiïendus et tableaux deshonnétes et contre les bonnes mœurs, tous lesquels la Royne régente fil jetter dans un feu après les avoir payez, selon leur juste prix, comme on lés vendoit à Tencan. » Je ne connaissais pas cette dernière particularité quand je soutenais contre Ménage (Palais Mazarin, note 102) que le cardinal

le portnit de monselgocor le DaophlB, ey. dx liYres. • Il wmblenit, d'après ces deux rédaetions qae H. Beaobrun éuit le Tèrluble peintre en titre. Je ne llntrodois pas dans ma liste , parce quMI dépasse les limites qae je me sois flxèes. Voaet et N. Poussin sont bien dans le même cas, luais ce sont d*antres gens.

Mazarin, n*ayanl aucun goût pour ces turpitudes, n'avait pu songer à réunir, à sa belle bibliothèque, les sales livres de Du Monstier. La reine, dans cet acte, n'avait pas seulement pour stimulant la morale, elle avait aussi le désir de faire disparaître ce qui entachait la mémoire de Tun de ses domestiques.

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