Le monument avait d’abord été projeté par René du B
ellay, évêque du Mans, mais à sa m
rt (1546) rien n’était encore comme:
, j will £ nee de Paris ere C’est par ordre deux autres fréres de Guillaume, Jean et Martin : le premier, évêque de Paris et c
le second, r
gociateur habile ec brave capitaine, auteur de Mémoires estir
que toute l’œuvre,
de niches, des quatre vertus cardinales, est placé, au centre, le lit de repos qui porte la statue à demi couchée du héros. Puis.se dresse une grande arcade serrée, à droite et à gauche, entre deux colonnes en forme de Termes, la tête chargée d'une corbeille de fruits et la gaine reposant sur un riche piédestal orné à sa partie antérieure d'un panneau de marbre où sont figurées des armes de toute sorte. Nous ne parlons pas des anges agenouillés à la hauteur du sar-
cophage, non plus que des Renommées sculptées dans les écoinçons; tout cela
forme un ensemble extraordinaire que complète un fronton circulaire, avec py mides sur les côtés et armoiries dans l'échancrure médiane.
Si le monument, à l'époque de la Révolution, a fait des pertes sensibles, il faut avouer cependant que toutes les parties e entielles, celles surtout qui au point de vue de l’art avaient la plus grande valeur, nous ont été conservées. C'est ainsi que, sauf une mutilation de la main gauche, la statue de Langey est intacte; la frise marine qui décore le lit de repos n'a subi que l'injure de quelques graffiti, et il en est de même des deux panneaux aujourd'hui reportés des côtés au centre. Quant aux Termes dont la tournure est si fière et le modelé si puissant, ils sont toujours à leur ancienne place. Nous pouvons donc, en connaissance de cause, juger du mérite de ce tombeau, établir des différences entre les sculptures et, finalement, accepter ou rejeter les attributions proposées.
Et d’abord il est bon de remarquer que la matière employée n'est pas partout la même. Tandis que le lit de repos et les grands panneaux inférieurs sont
taillés dans le marbre, nous voyons que pour la statue du défunt et les deux
figures engainées on s'est servi d’une pierre légèrement jaunâtre et à grain très fin. e là résultent certaines nuances dans la manière de procéder, plus de fermeté d'un côté, et, de l’autre, plus de molle douceur.
Nous sommes même tenté de croire qu'on peut trouver là une base solide pour établir une séparation au point de vue des responsabilités. Tout ce qui est pierre accuse une main française, et l’on ne pourra sans doute considérer la statue de Langey sans se rappeler celle de l'amiral Chabot’. C'est la même pose,
a même manière de présenter la poitrine du héros au spectateur, d'appuyer son
bras gauche sur un heaume richement ornementé. Quand on songe, du reste, que l’œuvre eut pour patron le cardinal du Bellay,
il y a moins lieu de s'étonner des ressemblances que nous signalons. Évidemment
1. La division que nous établissons ici ne s'étend pas au delà du tombeau de L: Saint-Denis, des
ic une marière souvent employée
Célestins de Paris, de la ville de Nantes, etc., nous avons montré ailleurs que le marbre
par nos sculpteurs.
Ke
la commande à été faite à Paris, au moment où la belle s lestins venait d'être achevée !,
atue destinée aux Cé-
L’admir:
ation qu'elle inspira dès le premier instant devait porter à s'adresser à son
auteur de préférence à tout autre. En outre,
comme il s'agissait également d'un homme de guerre
, le modèle était, pour ainsi dire, tout trouvé d'avance et il ne restait plus,
avec quelques changements dans quelques sacrifices à une tend
le costume, ance de plus en plus développée vers rappelait l'antiquité, qu'à le mettre
Nous n'ignorons pas, il
tout ce qui à exécution.
est vrai, que tous les historiens du Maine ont cru devoir, à cette Occasion, évoquer le nom de Germain Pilon. Leur opinion se fonde uniquement sur la tradition assez récente qui donne pour lieu de naissance au grand sculpteur le bourg de Loué, aux environs de Brûlon, un peu au sud de la route de Laval?. Car, d'établir des rapprochements, il n'y faut pas songer, et l'on n'a ici aucune de ces Preuves morales qui, en bien des cas, équivalent
presque à des pièces d'archives. Du reste, nous savons maintenant d’une manière certaine non seulement que Pilon est Parisien, mais encore qu'il est né en 15353.
Il n'a donc pu être chargé de sculpter la statue de Langey à une époque où il
comptait à peine une di Le Mans,
ne d'années.
ependant, possède bien en réalité une œuvre du maitre. Nous voulons parler d'une petite Vierge en marbre blanc qui se trouve à l'église de la Couture, où on à eu la malencontreuse idée de la jucher à une hauteur
surée. Aussi est-il difficile d'apprécier son
démemérite, et nous sommes réduit à publier la pièce suivante, dont l’authenticité est incontestable Ë
Extrait d’un contrat consenti par frère Pierre Vincent, religieux de l’abbaye de la Couture, contenant
diverses donations, passé à Paris le 147 d
écembre 1570, devant J. Lusson et V. Maupers, notaires. (Archives départementales de la Sarthe, H. 1284, folios 278, 279.)
Et outre ledit sieur abbé (de la Couture, N
las Fumée) a consenti et accordé
consent et accorde que si ledit frère Pierre Vincent, son religieux, alloit de vie à trespas, auparavant que d’avoir
honorable Germain Pillon, sculpteur du roy et bourgeois de Paris la somme de xxxv
escus d’or soleil, sur et tant moins de laquelle ledit Pierre Vincent a Pu F
paié et baillé vingt-cinq livres tournois. l’on
puisse prendre (sur ses meubles) ce qui sera trouvé estre deu de reste de ladite somme de xxxv es
scus soleil pour achever de paier ledit Pillon… pour une imaige de Nostre Dame de pierre de marbre qu'il est te
nu
s avons donné
tif du retard apporté à le
CF, Le Maine et l'Anjou, — Dom Piolin, Histoire ecclésii
stique du Maine, t. V, p.386.
andre Lenoir qui, dans le Musée des monuments français, a, pour la première fois, mis en avant l'origine man-
Germain Pilon.
re du rois, est né
sculpteur ord six ans en 158r.