‹ La renaissance en France (volume 2)Chapitre 35 sur 54 · Communication de M. Robert Charles · texte numérisé non relu

Communication de M. Robert Charles

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luy bailler et fournir, lequel imaige de Nostre Dame ledit religieux a donné et donne de sa part dès à présent pour estre mis sur le grand autel de ladite abbaye de la Couture par la permission et au consentement dudit sieur abbé. » L'an 1570, le vendredi second jour de juin. » Signé : LUSSON et MAUPERS.

La statue de Langey, quelque remarquable qu’elle soit, n'occupe à nos yeux

que le second rang. À tous égards nous lui préférons l’admirable frise qui se

déroule sur le devant du lit de repos. Aussi bien comme mouvement que comme finesse d'exécution, il estimpossible de rien désirer de mieux. Ce fouillis de tritons et de néréides captive dès le premier instant et, après avoir jugé l'ensemble, on se plaît à examiner chaque détail. Il n’est pas jusqu'aux animaux qui par leur diversité n’attirent l'attention. Le monde de la mer possède aussi ses chevaux, ses bœufs et ses lions que distinguent des nageoires à l’avant-train et une longue queue de poisson. Tous se livrent aux provocations, aux luttes corps à corps pour le seul butin recherché, c'est-à-dire une femme.

é dont la blancheur contraste avec le noir des sphinx,

Ce long bas-relie

a-t-il une origine français

également en marbre, qui lui servent de support,

ou devons-nous, à son sujet, mettre en avant le nom de quelque artiste itali

gistralement traité des frises

À vrai dire, en dehors de Jean Goujon, qui a si ma marines à la Fontaine des Innocents, nous ne connaissons personne, de ce côté des monts, à qui il soit permis de songer quelque peu. En 1546, c'est-à-dire à une date où il commençait déjà à être célèbre, rien n’empêchait de lui confier un pareil ouvrage. Si, dans l'œuvre en question, quelque chose rappelait la main du maître, notre conviction, au besoin, pourrait donc se passer de plus sérieux arguments. Mais, malheureusement, il n’en est pas ainsi, et nous sommes bien obligé d'avouer que, suivant toutes probabilités, l'Italie peut exercer ici une revendication sérieuse. Seulement, quant à aller plus loin, nous ne l’essayerons même pas. Le Milanais surtout possédait alors tant d'artistes renommés, qu'en l'absence de tout point de comparaison, il est bien difficile de faire un choix. De la frise passons aux panneaux inférieurs. Des deux parts c’est la même main qui se fait sentir, et nous n’en voulons pour preuve que la répétition, sur un casque, à gauche, de la figure placée au centre du bas-relief. Du reste, il ne faut pas s'en plaindre, car rien n'est plein de vie et de mouvement comme cet homme nu, monté sur un hippocampe et brandissant à deux mains une touffe de jones marins. Le casque dont nous parlons se complète, en outre, par un masque étrange où une tête de bélier est superposée à celle d'un porc. Certes,

pour faire accepter ces fantaisies, il a fallu un talent remarquable qui ne s'est

LE MAINE. si

pas démenti, du reste, dans la cuir

à lanières, sculptée en pendant, non plus que dans les armes de toute sorte, disposées en entourage. On voit là des lances, des javelots, des boucliers, une hache, un glaive, une enseigne et deux machines de guerre, dites béliers, en compagnie du pedum des Centaures.

Jusqu'ici nous nous sommes tenu sur les hauteurs, et les sculptures signalées à Solesmes et au Mans figurent à bon droit parmi celles dont la

renommée est presque universelle. Mais il en est d'autres qui, pour ne pré-

senter qu'un intérêt local, n'en méritent pas moins d'attirer l'attention. Elles

sont dues pour la plupart à des artistes modestes qui à grand'peine ont échappé à l'oubli. Tels sont, par exemple, dans les premières années du xvi° siècle, Guillemin Lemarié, Nicolas Duval et Macé Briand’, un peu plus tard Sainctot Chemin® et finalement Mathieu Dionise. Seulement nous n'en sommes pas moins embarrassé pour savoir à qui attribuer certaines œuvres, car les points de comparaison font totalement défaut. De ce nombre sont les retables de Vezot: et de Torcé#, le premier représentant des scènes de la vie de saint Jean-Baptiste et le second la mort de la Vierge. Tout se borne à évoquer à leur sujet le

souvenir de l'école de la Ferté-Bernard. Quant au Calvaire de Souvigné-sur-

Même dont les statues enfouies à l'approche de la tourmente de 1$62 n'ont

Sarthe, H.

e d'Étival en Charnie (Mayenne), rendu par le re

e dans différ pièces conservées aux archives de

— Petit in ï penses de l'ab Mich vembre 1512,

Folio 256 ve. « Le

a ledict rece

de Laval pour la période comprise entre le 1° novembre 1507 et le re'

xiesme octobre audict

nin Lemar mis en la

pour la f

pell s 6 der celluy L t de la pierr

avoit fair ledice ÿmaige oultre uz paravant pa

Duval, y

marché fait pour trois ymaiges qu'il a fe

27 avril 1509. « Pai y livres 18 sols

iz et baillez à madame,

tournois par

e et est en la e de Nostre Dame en lad

n la chape v'iL appert par quic

9 ve. Mai 1510. « Audict Guil

n marié, sur la Champfleury, » —H.

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rer novembre 1516. — Fo 153 ve. « Item, ledicr jour (s ac

saince Mamer que

e en sa chapelle de St Jehan d folio, com

e d'Etival rendu p: à l’abb

1516), allé c à PI

ier nommé Ma,

jeudi jusques après dig ys Macé, et séjo Briand (V. Port, D e dudict autier et pour parler à Mad di d

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ar dudict moys (avril 1516) fur fair m

icte contretable d on le devis de Mada livres tourno ir le tout et

pour fai

ymme di vin mme de sept vil

ec doit four s despens et sur ladi ai baillé le

ladicte oeupvre à Avaise (Avoise) à

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jour 80 livres tournois. »

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