‹ La renaissance en France (volume 2)Chapitre 38 sur 54 · CHATEAU DE SAINT-OUEN · texte numérisé non relu

CHATEAU DE SAINT-OUEN

fleurons et de monogrammes. Du reste, les lettres GL se répètent un peu par-

tout; elles forment comme une frise continue à la bordure extérieure du plafond.

Parmi les ornements qui méritent d'attirer l'attention, citons encore des guirlandes

de payots assez singulièrement composées, Les fleurs ne sont pas liées ensemble,

mais paraissent sortir les unes des autres. Pareille chose se voit à Oiron, en Poitou, et il faut bien dire que, sous d'autres rapports, l'escalier élevé par Guy Le Clerc rappelle celui qui fait la gloire du château des Gouffier’. Aussi nous plaisons-nous à penser que l'abbé de la Roë, dont la vie se passait beaucoup plus à la cour que dans le Maine?, ses travaux sinon terminés, du moins en état assez avancé d'achèvement, sest plu à recommander son architecte au grand écuyer.

Quoi qu'il en soit, le château de Saint-Ouen est un admirable spécimen de cette époque de transition, qui, suivant les provinces et suivant les artistes, s'est prolongée plus ou moins longtemps. La Renaissance y lutte victorieusement avec le moyen âge, et le moment est proche, on le sent, où son triomphe s'affirmera d'une manière définitive. Enfin disons que l'ornementation est partout très soignée, que nulle part on ne trouve trace de négligence. Si, comme on le dit, l'abbaye de la Roë était pauvre, il faut croire que la reine Anne n'avait pas

marchandé ses largesses à son aumônier 3.

Si l'on en croit la tradition, c'est en 1508, à la suite de son mariage avec

Anne de Montmorency, que le comte de Laval, Guy XVI, aurait, dans sa capitale

jeté les fondations de ce qu'on est convenu d'appeler le Petit-Château. M: ] q PF

S, soit que la dépense ait paru trop considérable, soit pour tout autre motif à nous inconnu, les travaux furent alors poussés si peu loin que dans le seul corps de bâtiment dont la construction soit ancienne, rien ne révèle une date antérieure aux dernières années du règne de François I. Très probablement, on ne se remit à l'œuvre qu'après le mariage de Guy XVII avec Claude de Foix, c'est-à-dire au plus tôt en r$41%. La simplicité quelque peu solennelle des deux longues façades que nous pouvons admirer indique bien pareille époque et, certainement, un grand pas est fait vers l'architecture savante, qui ne tardera

pas à être de mode.

r. L'escalier d'Oiron, aujourd'hui englobé dans un corps de logis du xvrr: siècle, devait jadis faire saillie au dehors,

ns historiens, dans le Ma

n écait

uivant cer (Paul Belleuvre,

la-cons

est la reine Anne elle-même qui

ait fait construire le château de Saint-Ouen

e et l'Anjou); mais cette opinion est tout à fait inadmissible, De même croyons-nous que

en avant la mort Guy Le Clerc, arrivé

en 152

ement le pavillon de gauche, mais toute l'aile de droite et la première travée en retour du côté de

la Maÿ:

construits il

taine d'années, 5. Guy XVII n'avait que

xs à la mort de son pé

en r53r. Forcément, il ne put donc pas être question alors

de reprendre la construction du Petit-Châreau

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