CHATEAU DE LAVAL
l'extérieur, le goût du jour réclamait des murs moins nus, quelque chose qui tranchât avec l’austérité des âges précédents. Ce double problème fut résolu par
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un ensemble de décoration établissant un lien entre les différents étages et se
prolongeant même, bien que sans utilité, assez haut sur les toits. Car nous ne sommes pas ici en présence de lucarnes, et l'architecte a seulement voulu donner à la composition un couronnement en rapport avec sa
richesse.
Un détail qui n'a pas été remarqué jusqu'ici fait connaître
approximativement à quelle épo-
que furent exécutés les travaux.
L'écu de Guy XVI, en effet, se montre à la façade principale en-
touré du collier de l'ordre de Saint-
Michel, ce qui na pu avoir lieu avant l’année 1517. Quant au monogramme faussement lu AE, et qui se compose en réalité de trois lettres liées ensemble, ANE, on ne saurait y voir autre chose qu'une allusion au nom de la comtesse de Laval. De même estce la devise de la noble dame qui se trouve répétée jusqu'à trois fois sur une banderole : SESESE.
Les contemporains ne Sy trom-
paient pas, et pour eux cette
énigme se traduisait par les mots :
Semper eadem .