‹ La renaissance en France (volume 2)Chapitre 48 sur 54 · Commune de Saint-Georges sur · texte numérisé non relu

Commune de Saint-Georges sur

sente des masses mal étudiées et une ornementation tout à la fois pleine de lourdeur et de pauvreté. Quant à Montécler’, sa longue façade est d'une monotonie véritablement désespérante. Aussi n'était le pavillon original qui se dresse à l'entrée et une belle cheminée en lambris peints et sculptés dans une pièce

du premier étage, ce château ne mériterait pas une visite.

Au Mans, nous ne saurions nous en étonner, on se montre généralement très préoccupé de justifier par quelque exemple palpable la haute renommée de Simon Hayeneufve. Arguant du long séjour de cet artiste en Italie, certains archéologues croient reconnaître sa main dans une maison de la rue de l'Écrevisse, qui, bien évidemment, si elle était terminée en 1$4$*, se trouve en avance sur tout ce qui se faisait en France à la même époque. Comme partout au delà des monts, les principales pièces sont reléguées au premier étage qui prend une importance considérable et rappelle le piano nobile des palais de Rome et de Florence. En outre, le chambranle de chaque fenêtre non seulement présente, à la partie supérieure, des ressauts ou crossettes, mais encore s'abrite sous un fronton triangulaire soutenu à droite et à gauche par des consoles très allongées et très saillantes, Avec un peu moins de richesse, c'est l'arrangement adopté par Pierre Lescot dans son palais des bords de la Seine, et le nom de Petit-Louvre donné à la maison qui nous occupe s'explique tout naturellement. Quant à la conclusion à tirer d’un pareil rapprochement, elle ne semble pas en faveur de l'antériorité proposée. Puis nous ne devons pas oublier que Simon Hayeneufve était âgé de quatre-vingt-seize ans lorsque la mort vint le frapper en 1,46. Il est donc probable qu'à cette date, depuis au moins quinze années, tout travail de construction lui était demeuré étranger. Mais s'il nous faut remonter jusqu'en 152$ ou 1530

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