‹ La renaissance en France (volume 2)Chapitre 9 sur 54 · Elle porte la date de 1499 ec représenc · texte numérisé non relu

Elle porte la date de 1499 ec représenc

pas permis d'appliquer une direction spéciale. L'influence des pays voisins est manifeste, et ce serait poursuivre une chimère que d'essayer une revendication

condamnée par les faits et visiblement inacceptable.

Si l'on en croit certains historiens, Philippe de Luxembourg, qui ne se lassait pas d’embellir sa cathédrale, aurait proposé à ses chanoines de jeter bas la vieille nef des xr° et xn° siècles pour mettre à sa place quelque construction plus en harmonie avec le chœur. Mais ceux-ci, dont la prudence redoutait de voir l'entreprise arrêtée par la mort du prélat, avant de consentir à pareille proposition, insinuèrent que le dépôt préalable d'une somme d'argent assurant, en tout état de cause, l'achèvement des travaux, ne serait pas inutile. Ils ne voulaient pas être pris au dépourvu et courir le risque de voir une lourde dépense tomber sous peu à

leur charge. Seulement cette préoccupation bien légitime ble paraît-il, Philippe

de Luxembourg, qui renonça dès lors à ses projets”.

Reste à savoir maintenant si nous avons lieu de regretter l'échec infligé à une bonne volonté qui ne se récusait jamais. Durant la première période de son

séjour au Mans*, lorsqu'il était encore sous l'influence des artistes flamands, le

fastueux cardinal n'eût probablement rien mis de bon à la place de ce que ses prédécesseurs avaient élevé. Comme tout le monde autour de lui, il admirait alors

uniquement l'architecture tourmentée du jubé, et nul doute que la sévérité des

lignes et la pureté des profils ne se fussent trouvées sacrifiées à un désir immodéré

de riches

. Mais, plus tard, après l’arrivée de Simon Hayeneufve et Ja construction

de la chapelle de l'évêché, si tout fait présumer également que, sauf pour l'élé-

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