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La renaissance en France

toutes les époques de son histoire la Normandie a été renommée pour les immenses ressources que procure un sol fécond. Et de fait, où trouver ailleurs de plus belles prairies, de plus abondantes moissons, une plus luxuriante végétation ? Lorsque, par hasard, on ne recherche pas uniquement les grands aspects, que l'on ne met pas ses délices dans la seule contemplation de la nature sauvage, un voyage à travers cette riche province est un

enchantement perpétuel. Les admirables pay:

des bords de la Seine, aux environs de Rouen, n'ont

pas d'analogues en France et la vue dont on jouit du haut du donjon de Falaise

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est aussi remarquable par son étendue que par sa variété. Nous ne parlons pas de a fraiche vallée de la Rille, entre Bernay et Pont-Audemer, de celle de la Vire, au nord de Saint-Lô. Tout le pays, du reste, à l'exception de la plaine de Caen, est sillonné de cours d’eau, entre lesquels de fortes ondulations de terrain produisent une succession d'effets pittoresques.

Ainsi fa dénomination de « plantureuse » qui est donnée à la Normandie se trouve parfaitement justifiée. C'est le pays prospère par excellence et l’on peut dire, sous ce rapport, que les villes ne le cèdent nullement aux campagnes. Partout, grâce à une industrie puissante, se sont formées des agglomérations

considérables', qui, au xvi siècle, plus encore que de nos jours, étaient faites ) ) ;

pour frapper les yeux de l'étranger“. Rouen, la chose est bien certaine, tenait alors le second rang parmi les cités les plus populeuses du royaume et Paris seul pouvait encore lui en imposer quelque peu.

Enfin, dans les éléments de richesse dont nous poursuivons l'énumération, il ne faut pas oublier les grandes facilités que donnait au commerce un long développement de côtes. Du Tréport au mont Saint-Michel, les ports se succédaient presque sans interruption, tantôt directement ouverts sur la mer et tantôt blottis au fond d'une rivière. Joignez à cela l'esprit d'aventure que les Normands avaient retenu de leur ancienne origine et vous aurez l'explication de ces fortunes extraordinaires, qui, comme celle d'Ango par exemple, ont tellement frappé l'imagination du public qu'à leur occasion sont nées une foule de légendes.

Sans aucun doute, au début, cette heureuse situation ne produisit pas

tous les résultats qu'on pouvait en espérer. Mais à la longue les destructeurs

autrefois prirent goût aux choses de l'architecture et les constructions qu'ils

levèrent dans le courant des xi° et xn° siècles nous surprennent encore par leurs robustes proportions. On sent que ce peuple avait l'instinct de la grandeur, et,

dans la France entière, à la même date, il n’y à pas d'édifices, soit religieux,

en

oit militaires, qui approchent de ceux élevés par les successeurs de Rollon‘.

Seulement sur tous les points le progrès n'était pas égal et la sculpture

demeurait bien en arrière de l'art de bâtir. Non pas que ce que l'on fit fût

pour cinq départements seulement, la villes importantes t

uf, Gisors, Laigle, etc,

ambassadeurs véritiens sur Les affaires de

« Nelle parti di Normandia & Roan, che ë la se:

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