‹ La renaissance en France (volume 3)Chapitre 15 sur 37 · Au-d es formerets qui tous, il est bon de le dire, sont · texte numérisé non relu

Au-d es formerets qui tous, il est bon de le dire, sont

affectent la courl n cintre.

e où le Chr u'il dit la me:

nce une horloge, la Justice des balances, et la Force une

ce

si

ir, la Tem)

3. Ce pape est représenté dans la fameu st lui apparaît pendant

La Prudence tient dans sa main un m

colonne.

donné. Également on ne vit pas la nécessité de couvrir de sculptures toute la surface des voûtes et certains ornements distribués avec discernement semblèrent devoir produire un effet de richesse parfaitement suffisant. Quant à la combinai-

son de huit portions d'arc se réunissant deux à deux aux angles d'un losange, elle

demeura toujours en grand honneur. On la retrouve à Verneuil’ et à Laigle*,

dans la direction de l'ouest, tandis que vers le nord, sur les bords de la Rille,

liernes et tiercerons reparaissent à Rugles”?, à Beaumont-le-Roger et à Serquigny. Quoi qu'il en soit — et c'est là un des traits les plus caractéristiques — tous les ares, quelque direction qu'ils prennent, sont taillés sur le même modèle. Leur section est rectangulaire, ce qui a permis de faire courir à l'intrados, ici de légers feuillages et là des ornements géométriques. En outre, la sculpture, partout traitée d'une façon identique, accuse une origine commune, et bien certainement les artistes qui ont décoré les voûtes indiquées plus haut s'étaient précédemment signajés à Tillières. Seulement, comme peut-être la surveillance exercée sur le choix des sujets se trouvait alors moins grande, ils se sont laissés aller çà et là à faire des emprunts trop directs à la mythologie. C'est ainsi qu'à Serquigny, dans une femme tirant sur un cerf, nous pouvons reconnaître Diane, qu'à Beaumont-le- Roger, sans parler de Daphné et de la Fortune, se montrent avec tous leurs attributs Cérès, Mercure, Saturne et Minerve. Les petits personnages qui au début n'attiraient pas particulièrement l'attention parce que, dans le vaste champ autour des écussons, ils figuraient au même titre que les autres ornements, sont désormais partie principale de la décoration. Ils ont un nom et du premier coup nous savons à qui nous avons affaire.

De tout ce qui précède il résulte que l'église de Tillières, dans une certaine mesure, a servi de type à de nombreuses et remarquables constructions. Même il est très probable, vu, d’un côté, le temps durant lequel le mode de procéder que nous avons fait connaître a été suivit, de l'autre, l’exiguité du théâtre témoin de cet épanouissement, qu'un seul architecte a suffi à tout mener à bonne fin. Quel imitateur, du reste, eût pu avec autant d'habileté apporter des modifications

au plan primitif qui sans perdre, pour ainsi dire, de son élégance, se trouve moins

Page 1