‹ La renaissance en France (volume 3)Chapitre 23 sur 37 · Il a été fait à Argentan ce que nou · texte numérisé non relu

Il a été fait à Argentan ce que nou

avons déjà constaté à Saint-Maclou de Pontoise (voir plus haut, p. 10) bas côté existant dès l'origine autour du chœur ne suflisant plus, on en a ajouté un autre dans la seconde moitié du

xvit siècle.

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à . — LE

combinaisons de Saint-Eustache'. Chaque ordre est traité comme s'il devait être isolé et l'on ne s'est pas plus occupé de ménager une transition entre les différentes parties de l'ensemble que d'éviter de trop nombreux porte-à-faux. Quant aux voûtes, elles sont imitées de celles de Tillières; mais la multiplicité des nervures ne laisse qu'à grand'peine apercevoir les plafonds destinés de la sorte à ne recouvrir qu'un espace trop restreint. Partout, en un mot, il y aurait quelque chose à redire et nous ne saurions approuver, particulièrement, à l'extérieur, le besoin d'entassement qui, au-dessus de deux colonnes doriques, a fait ranger

trois colonnes ioniques sous un même chapiteau.

Les écrivains du xvi

“cle avaient hérité des préjugés de l'antiquité romaine contre les artistes et pour eux, architectes, peintres et sculpteurs n'étaient pas des hommes dont les noms fussent dignes de passer à la postérité *. La seule mention qui soit faite du talent de Jean Juste se trouve dans un livre de Droit et Brèche, assurément, en rappelant le tombeau élevé tout récemment au roi Louis XII, n'avait la prétention que de rendre plus claire son explication du mot monumentum. Au fond, pour lui comme pour un autre jurisconsulte, l'illustre Budé, les artistes, très probablement, devaient être « la lie des villest ». Et remarquez bien que les poètes eux-mêmes partageaient ce préjugé, car il ne haut pas voir uniquement l'écho de démêlés plus ou moins vifs avec Philibert de

‘Orme, dans le passage où Ronsard blâme François I d'accorder certains béné-

ices à des maçons$. Peu à peu, cependant, on en vint à se montrer plus juste envers des hommes qui contribuaient si largement à la gloire de leur pays. Architectes, peintres et

sculpteurs eurent une place marquée à côté des littérateurs et des savants. L’an-

cienne division des arts en nobles et roturiers se vit abandonnée et tous

r. Voir plus hat 2. Voir dans la Gagerre des Beaux-Arts (1876, 2° période, r. XIX, p. 204-217) un curieux article de M. Edmond

Bonnaffé incitulé : À propos d'un passage de Plutarque.

Joannis Brechai ad titulum Pandectarum de Verborum significatione Commentarü, p. 410.

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