‹ La renaissance en France (volume 3)Chapitre 27 sur 37 · MAISON DES GENDARMES · texte numérisé non relu

MAISON DES GENDARMES

ce n'est pas en ce sens qu'il faut prendre l'expression : « à la mode française »

appliquée par le médecin-historien aux colonnes de l'entrée”. Il a voulu seulement

1. Immédiatement après la phrase relative au portail de l'église Saint-Gilles, Jacques de Cahaignes s'étend, il est

vrai, sur l'hôtel Le Val nt du même architecte.

mais rien ne fait soupçonner que dans sa pensée les deux édifices

2. Bien que mutilée, la façade de l'hôtel d’Écoville peuc facilement être res ujec la planche publiée

dans les Palais, châteaux, hôtels et maisons de France du xv* au xvur° sic

uvageot, qui ne semble

pas avoir jamais lu les Éloges des citoyens de la ville de Caen, n'en admet pas moins l'opinion émise par Tréburien (Caen,

son histoire, ses monuments, etc.) relativement à la participation de Blaise Le Prestre.

M tn [oo]

dire que de chaque côté de la porte se trouvaient deux colonnes disposées non sur un même plan, comme cela se pratique dans l'architecture classique, mais en retraite l'une sur l’autre, ainsi que nous le voyons dans tous les monuments du moyen âge’. Le dernier argument invoqué par les partisans de Blaise Le Prestre se trouve donc, lui aussi, privé de toute valeur et, suivant nous, il y a d'autant plus lieu de le regretter qu'au sort de l'hôtel d'Écoville est intimement lié celui du gros pavillon de Fontaine-Henri*. Si l'on parvenait à se renseigner clairement sur l'un des deux édifices, la question serait tranchée par l’autre du même coup.

Les discussions qui précèdent nous ont un peu éloigné des monuments religieux; il est temps d'y revenir avec l'église Saint-Pierre de Caen dont les chapelles absidales ont une réputation de richesse et d'élégance qui a depuis longtemps franchi les bornes de la Normandie. Tout le monde connait, en effet, ces merveilleuses voûtes où sur des arcs festonnés reposent, au moyen de tympans ornés de médaillons mythologiques’, de larges dalles formant plafond. Et comme si cela ne suffisait pas, on a multiplié les pendentifs et relié entre elles les nervures, tantôt par une série de diagonales, tantôt par une véritable couronne. Même nous voyons que dans la chapelle de la Vierge, pour contenir l'enchevétrement de courbes qui permet à peine d’entrevoir les points d'attache et projette en tous sens sa luxuriante végétation, il a fallu surélever les murs et pousser au dehors une sorte de pavillon octogonal. On arrivait ainsi, du reste, à symboliser, mieux encore que ne l'avaient fait les frères Jacquet, à Saint- Gervais de Paris*, le brillant diadème que Dieu le père était censé poser au ciel sur le front de sa mère. L'éloignement faisait naître un sentiment de vague qui pénétrait les âmes et les préparait à comprendre la pensée de l'architecte.

Si

sera pas moins grande ni notre admiration moins justifiée. Cependant il faut

, maintenant, de l'intérieur nous passons à l'extérieur, notre surprise ne

Le Prestre : « In vestibulo illius spe-

loges qui a servi d'argument aux partisans de Blai

. Voici le pass

ciosæ domus, quam Nicolaus Valesius, dum viverer magnitudine opum inter cives præcipuus, ædificandam curavir, spec-

hitecturæ luminibus illuser t desu

er ingens equus cui

rantur gemine usrinque columnæ ad Gallicum morem extructæ, à

1æ extra solidum

gigas insider, uerque in o artificio prominens, infra vero plures imagunculæ

pollicari duntaxai e procedune. » C'est la représentation indiquée au-dessus de la porte qui avait fait donner à

l'édifice le nom d'Hôtel du grand che:

iter et d'He

, de Vulcain à son enclume, de Cérès, de |

s enlevant Déjani

personnages de l'Ancien Testament, cels que Moïse er le roi David. Ce dernier est d’autant mo

rit en toutes lettres au-dessous de lui. CF. Nores et études sur les églises de Saint-Pierre

m se trouve

de Caen et de Notre-Dame de Froiderue, par A. Joly, 1875, p. 12-13.

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