CHATEAU DE LASSON
assez peu exercé, de ne pas en être frappé tout d'abord. Sans difficultés, par exemple, on pourrait échanger les grands panneaux à losanges qui se voient
entre les fenêtres, à l'étage supérieur, contre ceux disposés en soubassement à
< Reste maintenant reRLEN. Laterminaison de ce mor indique assez qu'il est d'origine allemande ; c'est le pluriel du
mor perle, qui a la même signification qu'en français, ecil semble que l'auteur de l'inscription ait voulu en faire un adjectif. « Réunissons tout cela et voyons si tous ces mots rassemblés forment un sens. « Nous trouvons : Lassor, je l'espère, est-il asse joli!
« Nous n'ajouter
1$ qu'un mor à tout ceci : Lasson, au xvre siècle, appartenait à la famille Thézart dont les armoiries, d'or à la fasce d'aqur accompagnée en chef d'une rose de gueules, se voient au-dessus de la porte principale. »
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l'abside de Saint-Sauveur. Quant aux candélabres engagés dans les pilastres qui se dressent aux flancs des cintres faisant office d'arcs de décharge au-dessus des grands linteaux de l'aile droite, ils ne diffèrent en rien de ceux de Saint-Pierre. Partout, du reste, sur les trois façades du château, c'est la même élégance de forme, la même finesse d'exécution, bien que la matière employée soit rebelle en apparence à une ornementation quelque peu délicate. Sous la main de l’architecte le sombre et dur granit que l’on trouve dans la contrée entre heureusement en lutte avec le clair et tendre calcaire des environs de Caen.
Comment Sohier a-t-il été appelé aussi loin du théâtre de ses premiers travaux? A quelles inspirations obéissaient les Montgommery qui étaient alors seigneurs de Chanteloup, lorsque, pour la transformation de leur château’, ils choisissaient le créateur de Lasson ? Si nous ne nous trompons, c’est dans la possession de Fontaine-Henri par les d'Harcourt à cette époque que se trouve l'explication cherchée. Grâce aux alliances qu'ils comptaient des deux côtés’, ces derniers ont pu mettre en relation les propriétaires de châteaux situés à une aussi grande distance l’un de l'autre, et, partant, faire que l'architecte qui venait de se révéler si brillamment ait été convié à donner ailleurs une nouvelle preuve de son talent. Nous n'insisterons pas, du reste, sur ce point qui est à l'état de simple conjecture. Il est bien plus important de constater la rapidité avec laquelle Hector Sohier a porté à la perfection sa manière. À Chanteloup, toute hésitation a disparu et le maître est désormais en pleine possession de lui-même. Tel que nous le voyons à cette heure, il demeurera jusqu'à la fin de sa carrière. Quant à l’étendue des progrès accomplis, elle pourrait peut-être faire soupçonner qu'entre la construction de Lasson et celle du château étudié en dernier lieu, s'en est placée une autre. Mais nous n'avons aucun moyen de prononcer un nom et l'œuvre d'Hector Sohierse compose jusqu’à nouvel ordre de quatre monuments seulement. Il est vrai que cela suffit grandement à sa réputation, que Lasson, Chanteloup, Saint-Pierre et Saint-Sauveur de Caen lui donnent une place hors ligne parmi les architectes
qui ont le plus honoré la France, durant la première moitié du xvi° siècle.
était alors un vieux château
1. Chanteloup ne passa aux Montgommery que dans la seconde moitié du xv* siècle.
nant leur pied dans l’eau de 1
féodel, pr
é d’une cour assez vaste qu'entouraient des muraille ba
t pro-
ceinte ex e et l'on se contenta de
fonds Foss eure fut respec
Lors des transformations dont nous parlons, toute l refaire les façades sur la cour. ;
2. Non seulement la famille d'Harcourt était alliée à celle de Montgommery, mais elle posséda le château de ce usqu'en 1488. Qua ques II Théeur de Fon-
nom, situé aux environs d'Orbec, au sud de Lisieux, depuis la fin da xrrr siè
gneur de Lasson, il épousa en secondes noces Françoise d’Harcourt, fille de Jean d'Harcourt
Anselme, £. II, p. 36.
zart,
taine-Henri. Cf, La Roque. Généalogie de la maison de Harcourt, passim ; Pël